Vrum promet aux pros la reprise en main de leurs délais d’encaissement
Retards d’expertise, missions qui filent, encaissements trop lents : l’outil d’Anaxaf redonne aux ateliers les leviers pour agir et en limiter les conséquences. Adopté par plusieurs grands groupes de distribution VN/VO, il vise désormais les carrosseries indépendantes.
Avec un nombre de km parcourus en baisse d’année en année, la sinistralité en pâtit mais la carrosserie est tout de même redevenue un levier de rentabilité pour les groupes de distribution VN/VO. « Les concessionnaires privés ont compris que l’après-vente génère du cash et permet de tenir les objectifs de l’entreprise », témoigne Sébastien Friedrich, président fondateur d’Anaxaf, cabinet spécialisé, entre autres, dans l’accompagnement des ateliers dans la gestion de leurs dossiers sinistres. Le dirigeant précise que l’après-vente pèse aujourd’hui jusqu’à 50 % des résultats de certaines concessions. C’est sur ce terrain que Vrum, sa plateforme digitale, a trouvé son public depuis son lancement il y a un peu plus de trois ans. Aujourd’hui, la solution est installée sur 200 sites de groupes aussi importants que Gueudet, Mary, Lempereur, Vauban ou Clarens (Groupe Dubreuil).
« Historiquement, nous misions sur le gain de temps opérationnel pour restituer du temps qualitatif aux collaborateurs à l’atelier », rappelle Sébastien Friedrich. L’outil centralisait l’ensemble des informations. Vrum mesure désormais l’impact de cette centralisation sur l’atelier et crée un effet de levier pour tout le groupe. C’est « l’opportunité de créer des fonctions transverses au sein des groupes. Les ressources administratives et comptables peuvent ainsi être mutualisées », ajoute-t-il. Même si tous les groupes n’optimisent pas encore ce point, cela fait partie des économies que l’outil s’affirme capable de générer.
Maîtriser les dates, un levier d’économies
Interfacé avec la plupart des plateformes digitales des groupes d’expertise auquel est connecté l’atelier, Vrum permet de suivre et piloter les délais de traitement, de l’ouverture du dossier sinistre à son encaissement. « Nous donnons aux ateliers des dates pour avoir de vrais leviers d’action », souligne Sébastien Friedrich. La solution permet de connaître le volume d’OR et de dossiers par assureur et par expert. Comme l’outil remonte les dates de chaque étape du traitement du dossier dans les plateformes d’expertise, la mise en travaux est communiquée directement à l’expert et le client final mieux informé. Le timing de commande des pièces peut être optimisé et cela « comprime le temps d’attente administratif avant réparation », poursuit le dirigeant.
L’entreprise peut ainsi identifier quel expert ou quel cabinet engendre allonge les délais et dépasse 48 heures avant de rendre son chiffrage, et déclencher ainsi le début des travaux. Une règle automatique peut même être appliquée automatiquement en cas de retards récurrents de la part d’une entreprise d’expertise. « La capacité à réduire significativement les délais d’encaissement » est l’autre levier majeur de Vrum. Dans un groupe francilien, cette exploitation, associée à une révision des process avec les équipes, et notamment du pré-chiffrage avant le passage de l’expert, a permis de réduire de 50 % le délai entre sinistre et encaissement. « C’est donc autant d’économies pour le garage », résume Sébastien Friedrich, qui prévient cependant que « le changement doit venir du réparateur lui-même ». Attention toutefois : ce chiffre porte sur le cycle complet, pas sur le seul délai facture-paiement.
Saisir les missions au plus tôt
Le troisième axe impacte directement le CA de l’entreprise. De plus en plus, certains assureurs envoient une même mission à plusieurs garages. Vrum permet d’établir des alertes sur les missions non traitées depuis 24 heures pour éviter qu’elles partent à la concurrence. Lorsque le client a choisi son réparateur, il faut parfois que le réparateur agisse vite sous peine de voir ce dernier céder aux propositions de réorientation par son assureur. « Il ne faut plus avoir la tête dans le guidon », insiste Sébastien Friedrich. Parmi ses clients concessionnaires, Anaxaf observe au minimum une mission de plus par mois et par site.
L’intérêt généré par la solution dépasse désormais les groupes de distribution VN/VO. « Nous commençons à avoir des appels entrants de carrosseries indépendantes », séduites par la relation avec les portails d’expert et par l’amélioration de leurs « besoins en fonds de roulement », reconnaît le dirigeant. La prochaine ambition d’Anaxaf avec Vrum est de mesurer le Net Promoter Score (NPS) du client final sur l’ensemble du parcours, et non sur la seule prestation du carrossier : interactions avec l’assureur, l’expert et le réparateur. « Le digital ne doit plus seulement aider le carrossier à traiter ses dossiers : il doit lui permettre de comprendre où se crée ou se perd la valeur et d’améliorer, avec ses partenaires, le service rendu à l’automobiliste », plaide Sébastien Friedrich.