Thomas Martin : « Effy Pro School est une rampe de lancement pour nos élèves »

, mis à jour le 16/03/2026 à 16h39
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Thomas Martin EFF

Au-delà de combler la pénurie chronique de talents auquel il est également confronté, le groupe Emil Frey France bâtit sa propre armée d’experts avec Effy Pro School. Formés aux différents métiers d’une concession, ils seront aussi aguerris à la politique du premier distributeur de France résumée ainsi : la relation client avant tout. 

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66 % ! C’est le taux de rétention à trois ans des diplômés de la Effy Pro School – ex Sellscar - au sein du groupe Emil Frey France. Significatif dans un secteur en pénurie où la volatilité des jeunes techniciens est légion. Pour Thomas Martin, l’attractivité de la formation repose sur le fait « qu’il n’y ait pas de rupture entre l’école et l’atelier », martèle le DRH du groupe Emil Frey France. Ainsi, le programme est adapté aux standards de la marque, garantissant que le jeune en cours retrouve exactement les mêmes process, les mêmes outils et la même culture une fois en concession. Un parcours sans couture qui affûte ces futurs salariés, encore en apprentissage. La preuve ? « Les jurys académiques sont impressionnés par la maturité de nos candidats au-dessus du lot », relève Thomas Martin, soulignant un taux de réussite aux examens proche des 100 %, « dont la moitié avec mention ! ». 
Pourtant, si la formation de vendeur VN d’une durée de 12 mois fait carton plein avec une vingtaine de demandes par promotion, les métiers de l’atelier comme les réceptionnaires Après-Vente (8,5 mois), les carrossiers, les peintres, les magasiniers (12 mois), demandent davantage de pédagogie pour séduire. Sur les 150 places ouvertes, 110 jeunes ont répondu à l’appel en 2025. Objectif pour 2026 : monter en régime pour atteindre jusqu’à 130 apprenants, grâce à une présence musclée sur les salons et un référencement digital optimisé, sur le site de l’école ou les plateformes type Indeed.

Apprivoiser la Génération Z

Plus largement, l'Emil Frey France Academy a intégré à son catalogue une formation spécifique sur la Génération Z. « Ils ont un besoin de sens, soif de transparence et un rapport à la hiérarchie résolument horizontal. Mais surtout, ils ont conscience que le monde a une fin », comprend Thomas Martin. Cela se traduit par une sensibilité accrue à la RSE et aux conditions de travail. Chez Emil Frey France, cette quête d’équilibre suggère des réponses concrètes : des salaires qui grimpent vite à 3 000€ brut (hors variables), après plusieurs années de carrière et selon la technicité du métier, la possibilité de la semaine de 4 jours selon l'organisation interne de l'atelier et, surtout, un ascenseur social qui fonctionne. « 80 % des directeurs de pôle du groupe sont issus du métier ». L’attrait pour l’automobile reste le moteur principal pour 60 % des profils, et le taux de féminisation atteint 24% au niveau du groupe, 30% pour l'Ecole de Vente et 15% dans le cursus APV. En bout de chaîne, l’insertion professionnelle frôle les 75 %. « Que ce soit dans les centres de reconditionnement (CRVO) ou les carrosseries du groupe, les diplômés de la Effy Pro School ne sont pas seulement des techniciens, mais également les futurs gardiens de notre promesse client au sein d’Autosphère, basée sur la confiance – par l’expertise - et la relation de proximité. Notre école est bien le moteur principal de notre croissance durable », conclut Thomas Martin. 

Muriel, rédactrice en chef Zepros Auto, couvre l’après-vente, VO, équipementiers et suit les révolutions auto : électrification, digitalisation, IA. Elle pilote aussi les événements Zepros.
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