Five Star facilite la facturation électronique via Global Repair

, mis à jour le 07/04/2026 à 10h41
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Repair Soft

Le réseau de carrossiers du groupe Axalta déploie un module de facturation centralisée au sein de son DMS Global Repair, développé par Repair Soft, afin de fiabiliser les flux, réduire les pertes de chiffre d’affaires et standardiser les pratiques dans les ateliers.

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Le GIE Five Star franchit une nouvelle étape dans la digitalisation de ses processus avec le déploiement d’un module de facturation électronique interfacé avec IMS (Insurance Management Services). Intégré à son DMS Global Repair, cet outil vise à structurer et sécuriser les flux de facturation entre réparateurs et apporteurs d’affaires. Pour Hervé Charbit, président de Five Star, les enjeux sont multiples. « Le premier gain est financier. L’interfaçage permettra de réduire les travaux non facturés, qui représentent entre 2 et 5 % du chiffre d’affaires », explique-t-il. À cela s’ajoute une amélioration du cash flow, grâce à une génération plus rapide des factures et à des délais de paiement raccourcis.

Sur le plan opérationnel, l’outil vise à éliminer les doubles saisies et à automatiser la remontée des informations entre l’atelier et la facturation. « Le processus est optimisé, avec une facturation déclenchée dès la clôture de l’ordre de réparation », précise Hervé Charbit. Des gains administratifs sont également attendus, avec une réduction estimée de 20 à 40 % du temps consacré à ces tâches. Au-delà des aspects financiers et opérationnels, Five Star met en avant un objectif de standardisation. « La logique de facturation devient la même pour tous les sites, avec une traçabilité complète », souligne le président. Une homogénéisation qui doit faciliter les audits internes comme externes et limiter les litiges, tant avec les clients qu’avec les partenaires.

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Capture module IMS Global Repair

Un levier d’adoption pour Global Repair

Côté éditeur, Repair Soft insiste sur l’origine terrain du développement. Filiale de CDR Group, principal adhérent Five Star en nombre de sites, l’entreprise a conçu ce module en réponse à une multiplicité de pratiques. « Il existait plusieurs canaux pour envoyer la facturation vers IMS. Il fallait standardiser », explique Daniel Morabito, chef de projet installation et formation. Concrètement, l’interface guide le réparateur à chaque étape. Un pictogramme dédié signale les dossiers à facturer, tandis que des contrôles bloquants empêchent l’envoi de dossiers incomplets. « Pour valider l’envoi, il faut que le dossier soit complet, avec notamment le rapport d’expertise et la prise en charge. Sinon, une alerte s’affiche », précise-t-il.

L’outil assure également une traçabilité fine des échanges, avec un historique détaillé des actions. À terme, IMS doit aussi transmettre le statut des dossiers, renforçant la visibilité sur leur traitement. Initialement proposé en option payante, l’interfaçage IMS a finalement été généralisé. « Face au faible niveau d’adoption initial, nous avons décidé de le rendre gratuit et activé par défaut dans Global Repair », indique Daniel Morabito. Aujourd’hui, environ 45 % des adhérents Five Star sont équipés de Global Repair, soit plus de 250 carrosseries. Le déploiement de ce module pourrait accélérer son adoption. « Global Repair doit devenir notre outil de pilotage du réseau », insiste Hervé Charbit.

Dans un contexte où la gestion administrative reste un point de friction quotidien pour les réparateurs, Five Star mise sur la digitalisation pour améliorer la performance globale des ateliers. « Tous les jours, les adhérents ont des problèmes de facturation », rappelle le dirigeant, qui voit dans cet outil un levier structurant pour le réseau. À terme, l’ambition est claire : tendre vers des processus entièrement dématérialisés, où la gestion du dossier, de l’expertise à la facturation, s’effectue sans rupture ni ressaisie.

Rédacteur en chef adjoint de Zepros Après-Vente Carrosserie, Romain couvre l'actualité des acteurs de la réparation-collision, du constructeur au réparateur, de l'assureur à l'expert en passant par l'équipementier et le distributeur.
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