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L'assistance automobile s'impose comme le moteur du secteur

, mis à jour le 26/05/2026 à 17h38
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Assistance sous la neige

Avec 5,1 Mds € de CA en 2025, le secteur de l'assistance en France passe pour la première fois un cap symbolique. En son sein, l’automobile tire la croissance avec 3,15 Mds € et 8,2 millions de dossiers traités, ce qui en fait la famille la plus dynamique d'un secteur porté par des tendances structurelles profondes.

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En seize ans, le secteur de l'assistance a presque triplé de taille. De 1,9 Md € en 2009, il atteint 5,1 Mds € en 2025, soit une progression moyenne de 6,4 % par an. La hausse de 4 % enregistrée cette année confirme une dynamique qui ne doit rien à la conjoncture, mais tout à des facteurs structurels bien identifiés. « Le vieillissement du parc automobile français, dont l'âge moyen se rapproche désormais des 12 ans, les dérèglements climatiques et en particulier l'augmentation des périodes caniculaires, le vieillissement de la population et des infrastructures : ces tendances vont probablement continuer de porter la croissance des métiers de l'assistance dans les années à venir », explique Nicolas Sinz, président de l'Union des Assisteurs (UDA).

Au sein du secteur, c'est également l'assistance automobile qui affiche la plus forte croissance : +7 % par rapport à 2024, pour un CA de 3,15 Mds € et 8,2 millions de dossiers traités dans l'année. Dépannage, remorquage, prise en charge après panne ou accident : ces prestations sont devenues un réflexe pour des millions d'automobilistes français, intégrées dans les contrats d'assurance auto, les cartes bancaires et les offres de mobilité. À titre de comparaison, les trois autres grandes familles du secteur – assistance habitation (678 M€, 1,5 million de dossiers), assistance voyage (646 M€, 513 000 dossiers) et assistance santé (475 M€, 1,4 million de dossiers) – affichent des volumes bien inférieurs, confirmant la place dominante de l'automobile dans l'économie de l'assistance en France. Les neuf sociétés membres de l’UDA traitent ensemble plus de 50 millions d'appels par an.

Un modèle B2B2C qui irrigue le marché

La croissance de l'assistance automobile s'explique aussi par un modèle de distribution qui a profondément muté. Les services d'assistance ne se vendent plus directement au consommateur final mais s'intègrent dans les offres de partenaires (constructeurs automobiles, assureurs, distributeurs d'énergie, loueurs) selon une logique B2B2C – "du professionnel au professionnel au consommateur" – qui élargit considérablement la base de bénéficiaires. Ainsi, des millions de Français utilisent des services d'assistance sans même les identifier comme tels, tant ils sont devenus invisibles dans les contrats du quotidien.

Ce modèle partenarial est l'un des moteurs structurants de la croissance du secteur, et l'automobile en est le principal terrain d'application. Le vieillissement du parc roulant, qui atteint désormais 12 ans d'âge moyen, accentue mécaniquement la fréquence des pannes et des incidents, alimentant un flux de dossiers qui ne se tarit pas. La digitalisation des parcours clients et l'essor des services embarqués devraient continuer à soutenir cette dynamique dans les années à venir, l'assistance se positionnant de moins en moins comme un filet de sécurité exceptionnel et de plus en plus comme un service d'accompagnement du quotidien des automobilistes.

Rédacteur en chef adjoint de Zepros Après-Vente Carrosserie, Romain couvre l'actualité des acteurs de la réparation-collision, du constructeur au réparateur, de l'assureur à l'expert en passant par l'équipementier et le distributeur.
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