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CRI déploie son expérience de la mesure carbone auprès des réparateurs

, mis à jour le 02/06/2026 à 16h12
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Carrossier vert

Déjà présente auprès des assureurs, des experts et des centres VHU, la société Carbon Risk Intelligence comble le dernier maillon manquant de sa couverture de la filière : les réparateurs. Son nouvel outil Carbon Repair, accessible gratuitement à partir du 8 juin 2026, propose un bilan carbone simplifié en vingt-cinq questions. Un premier pas pensé pour une profession qui peut avoir l'envie, mais pas encore le budget ni le réflexe de se lancer.

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Après avoir lancé Carbon Car pour les assureurs, une autre solution pour les centres VHU, et travaillé avec des groupements d'expertise sur leur RSE au sens large, y compris pour des évaluations Ecovadis, Carbon Risk Intelligence (CRI) veut toucher les carrossiers. « Dans notre mission de fédérer toute la filière de l'après-vente autour des enjeux environnementaux, il manquait un acteur : les professionnels de la réparation », explique Charles Cozette, directeur général de l’entreprise.

La réponse se nomme Carbon Repair : un questionnaire de vingt-cinq  questions, accessible sans création de compte, couvrant les trois scopes d'émissions de manière simplifiée et qui peut être rempli en dix à quinze minutes. Il produit un rapport PDF format A4, utilisable dans les appels d'offre ou en communication marketing, et calcule également les émissions évitées. Le lancement officiel est fixé au 8 juin 2026, pour une campagne courant jusqu'au 31 juillet. Pour encourager les inscriptions, un jeu concours accompagne le lancement. Les participants tirés au sort pourront choisir entre un Grand Prix de Formule E, un stage de pilotage de véhicules électriques, un vélo électrique, une formation d'habilitation électrique ou un bilan carbone complet.

Gratuit mais pas suboptimal

La gratuité de l'outil aurait pu faire douter de sa rigueur. Charles Cozette s'en défend : « Ce n’est pas un produit suboptimal ». L'outil s'appuie sur les mêmes infrastructures SaaS et les mêmes bases de données que les solutions payantes du groupe, avec la même rigueur scientifique. La différence tient à la méthodologie : « C'est un bilan carbone simplifié qui invite à donner un ordre de grandeur pour ensuite aller plus loin dans la démarche, et non d'un bilan au sens de la méthodologie de l'ADEME », précise Charles Cozette.

Aller plus loin, cela signifie un bilan complet, dont le prix, évalué à trois chiffres, sera calibré en septembre en fonction de la taille et du nombre de sites ayant répondu, mais aussi une trajectoire de décarbonation, des choix d'approvisionnement plus vertueux, et potentiellement une stratégie RSE plus ambitieuse. CRI confirme la vision marché que l'outil permettra de construire. « L'idée, c'est aussi de diffuser les bonnes pratiques. Dans la RSE, les gains économiques et écologiques peuvent aller de pair », affirme Kim Pouilly, président de la société.

Un signal envoyé aux assureurs

Selon les deux dirigeants, l'appétence des réparateurs est réelle, mais le budget reste le frein principal. Un bilan carbone « n’est clairement pas leur priorité », reconnaît Kim Pouilly. L'outil gratuit est précisément conçu pour lever ce frein et positionner les réparateurs qui s'y engagent déjà sur le radar des assureurs, auprès desquels Carbon Risk Intelligence est déjà bien introduit. « C’est s'engager dans une démarche de croissance et de visibilité », insiste le président. Pour les réparateurs qui entrent dans les réseaux agréés ou répondent à des appels d'offre, le rapport PDF produit par Carbon Repair pourrait devenir un document appuyant les certifications existantes dont le carrossier bénéficierait déjà. Le questionnaire est accessible via le site de Carbon Risk Intelligence, sans inscription préalable.

Rédacteur en chef adjoint de Zepros Après-Vente Carrosserie, Romain couvre l'actualité des acteurs de la réparation-collision, du constructeur au réparateur, de l'assureur à l'expert en passant par l'équipementier et le distributeur.
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