GPA se positionne à l’épicentre d’une industrie auto qui se circularise

, mis à jour le 08/07/2026 à 10h10
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GPA_demontage VHU

Désormais implantée sur trois sites en France (Livron-sur-Drôme, Écouflant et Pont-Sainte-Maxence), l’entreprise drômoise GPA s’est engagée depuis une dizaine d’années dans une véritable démarche industrielle...

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Son objectif : « Déconstruire sur une ligne comme le constructeur construit sur la sienne, avec deux impératifs :  du volume de pièces d’occasion et des pièces homogènes dans leur qualité », explique son président Johan Renaud. Cette stratégie se traduit par des indicateurs en forte croissance en 2026 : le groupe s’appuie sur 420 collaborateurs, gère une logistique intégrée de 40 chauffeurs pour collecter les véhicules hors d’usage (VHU) et traite 48 000 véhicules annuellement. Avec un stock de 160 000 pièces, l’objectif est d’atteindre 350 000 ventes cette année. Et propulser le CA de 95 M€ en 2025 à 125 M€ cette année ! L’entreprise évolue ainsi au sein « d’un marché certes dynamique, mais GPA l’est tout autant » !

L’électronique comme relais de croissance

Le marché de la PRE progresse de 10 à 15 % par an, soutenu par des facteurs économiques, écologiques et réglementaires. La demande est en effet portée par des automobilistes soucieux de leur budget et des garagistes parfois confrontés à des pénuries de pièces neuves. Si les traditionnelles familles moteur et boîte prédominent, les nouvelles technologies progressent aussi. Selon Johan Renaud, « les familles en devenir, ce sont les pièces liées à l’électronique et celles pour les véhicules électriques ». Pour relever ces défis, GPA planifie la montée en puissance de ses sites et un effort de formation ciblé (habilitation B2TL), alors que les véhicules électrifiés représentent près de 10 % des entrées. L’enjeu est double : d’une part, identifier les composants électroniques qui pullulent dans les voitures modernes et, d’autre part, optimiser la rentabilité sur les VE, car « on ne sait pas gagner autant d’argent dans la revalorisation pièce avec un véhicule électrique qu’avec un thermique ». GPA a ainsi lancé une offre BtoB de batteries pour VE, avec une vingtaine de références. Le coup d’après pour GPA : la mise en place de boucles d’économie circulaire industrielles et fermées, afin qu’« un véhicule déconstruit chez GPA puisse redevenir une voiture neuve dans une usine d’un constructeur ».

Jérémie, avec 20 ans d’expérience, suit chez Zepros Auto les réseaux multimarque et véhicule industriel, décryptant mutations, enjeux technos et transition énergétique du secteur automobile.
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