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Formation électrotechnicien automobile : Norauto choisit DAF Conseil

, mis à jour le 06/10/2026 à 09h00
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Conscient qu’avec une solide expertise en matière d’électronique, ses centres peuvent se frotter sans rougir aux réseaux de concessions, Norauto s’est attaché, il y a 3 ans, aux services de DAF Conseil pour lui concocter une formation d’électrotechnicien sur mesure. Maximin Berezowski, chargé de formation chez Norauto, et David Guillochon, électrotechnicien Norauto, présentent les objectifs, les méthodes et les résultats de cette formation.

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Comment l’électronique transforme-t-elle le métier de technicien automobile ?

David Guillochon : Les enjeux concernent avant tout la continuité de notre métier. Historiquement, chez Norauto, notre quotidien était surtout rythmé par les opérations classiques : disques, plaquettes, vidanges… Mais l’électronique s’est progressivement intégrée à tous ces composants.

La formation et la montée en compétences sont donc devenues essentielles pour comprendre les nouveaux systèmes de sécurité, les aides à la conduite ou encore les équipements de confort. Même une intervention aussi simple que le remplacement de plaquettes peut désormais nécessiter une manipulation spécifique.

Maximin Berezowski : Aujourd’hui, il est quasiment impossible d’intervenir sur un véhicule sans prendre en compte l’électronique. Même si l’âge moyen des véhicules sur lesquels nous intervenons est de 10 à 13 ans, ils intègrent déjà beaucoup d’électronique. Nous entretenons de plus en plus de véhicules récents, qui arrivent chez nous après deux ou trois ans, une fois leur garantie constructeur terminée, notamment pour des raisons économiques.

La montée en compétences est donc devenue un enjeu stratégique pour Norauto. Si nous voulons continuer à pérenniser notre activité de service rapide, c’est incontournable.

Nous avons d’ailleurs lancé notre parcours de formation d’électrotechnicien fin 2022-début 2023. Les études montraient alors que la réparation électronique sur les véhicules thermiques connaissait une très forte croissance. Il fallait prendre ce virage, notamment parce que les clients qui n’ont pas forcément les moyens d’acheter un véhicule neuf souhaitent conserver leur voiture plus longtemps et pouvoir continuer à l’entretenir chez nous.

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Interview Norauto

Vous avez choisi DAF Conseil pour accompagner vos équipes, notamment sur la formation des électrotechniciens. Concrètement, quel est le rôle d’un électrotechnicien chez Norauto ? Qu’est-ce qui a fait la différence dans leur approche ?

Maximin Berezowski : Un électrotechnicien, c’est un technicien capable de réaliser des diagnostics sur l’ensemble des éléments électroniques d’un véhicule. Son champ d’intervention est très large : dépollution, démarrage, systèmes embarqués, équipements de confort… Il intervient sur les véhicules essence, diesel et hybrides, voire électriques selon son niveau d’habilitation.

Pourquoi Norauto a-t-il choisi DAF Conseil pour former ses électrotechniciens ?

Maximin Berezowski : Norauto dispose de son propre organisme de formation et nous aurions donc pu développer cette formation en interne. Mais plusieurs raisons nous ont conduits à choisir DAF Conseil.

D’abord, le volume était important. Même DAF Conseil a dû recruter des formateurs pour répondre à nos besoins. Il fallait donc être réactif et répondre à un cahier des charges très précis. Nous ne recherchions pas une formation académique, mais quelque chose de très concret, au plus proche de ce que le technicien rencontre en atelier. L’objectif était de travailler sur des situations réelles et de développer une méthode applicable quelle que soit la marque du véhicule.

C’est aussi ce qui nous a séduits dans leur approche innovante, notamment avec les « boîtes à pannes ». Les véhicules utilisés en formation sont équipés d’un système connecté qui permet au formateur de déclencher à distance différentes pannes, parfois plusieurs simultanément. Ces pannes reproduisent des situations que les collaborateurs peuvent réellement rencontrer en centre. L’objectif n’est pas de connaître toutes les pannes de tous les véhicules, puisque nous sommes multimarques, mais d’acquérir une méthode de diagnostic et de savoir aller chercher les bonnes informations. C’est cette approche que nous avons particulièrement appréciée.

Combien d’électrotechniciens Norauto ont déjà été formés par DAF Conseil ?

Maximin Berezowski : Notre Academy accueille environ 6 500 stagiaires par an. Certaines formations techniques nécessitent de mobiliser un formateur pendant une longue période.

Depuis le début du parcours, en 2023, 227 électrotechniciens ont été formés, en comptant également Auto5, notre enseigne belge qui fait partie de Mobivia. Sur certaines périodes, nous avons formé jusqu’à 88 collaborateurs sur une année, soit environ 33 semaines de formation. Cela représente donc une personne mobilisée quasiment à temps plein chez DAF Conseil pour assurer ce dispositif.

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Formation Daf conseil chez Norauto

Le fait d’avoir confié l’ensemble du dispositif à DAF Conseil vous apporte-t-il des gains en matière d’organisation et de rigueur ?

Maximin Berezowski : Oui, notamment sur le plan organisationnel. Nous travaillons avec une planification annuelle : dès la fin du mois de juin, nous avons une idée des volumes de formation à venir, en fonction des besoins recensés.

Il y a également un enjeu de sécurité et de réactivité. Si un formateur n’est pas disponible, nous avons toujours une solution de remplacement, avec deux ou trois formateurs capables d’animer chaque module, dont certains sont spécifiques à Norauto.

Le dispositif évolue aussi en permanence grâce aux retours des stagiaires. Chaque année, et même pendant les parcours, nous leur demandons ce qui fonctionne, ce qui doit être amélioré et ce qu’ils aimeraient voir évoluer.

Par exemple, sur la dernière semaine de formation, les stagiaires nous ont indiqué que la partie consacrée au véhicule électrique était trop théorique. Nous sommes donc en train de transformer une partie de cette théorie en pratique, notamment à travers une maquette pédagogique et des véhicules mis à disposition dans nos locaux.

Cette capacité de DAF Conseil à s’adapter à nos besoins est essentielle pour faire évoluer le dispositif au plus près du terrain.

David, vous avez suivi cette formation d’électrotechnicien. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

David Guillochon : La formation m’a d’abord rassuré. Avec l’évolution très rapide des véhicules, j’avais besoin de savoir où je me situais : étais-je en décalage ou non par rapport aux nouvelles technologies ? La formation a complètement répondu à cette question.

Nous avons repris les fondamentaux et surtout une méthode de diagnostic : par quoi commencer, par quoi terminer, quels éléments mesurer, quels outils utiliser… Des choses que l’on n’emploie pas forcément au quotidien.

Les boîtes à pannes ont également permis de travailler dans des conditions très proches de la réalité et de structurer notre façon de procéder. On s’est rendu compte que, même si plusieurs techniciens arrivaient au même résultat, chacun pouvait emprunter un chemin différent. La formation nous a permis d’adopter une méthode commune et plus efficace.

Elle m’a aussi permis de mieux exploiter Uptech, notre plateforme d’assistance technique interne, qui donne notamment accès à de la documentation, à des hotliners internationaux et, lorsque cela est nécessaire, à une prise en main à distance avec les outils constructeurs. Je n’en utilisais peut-être que 10 % auparavant, contre 80 % aujourd’hui. Enfin, l’arrivée des véhicules hybrides et électriques soulève de nouvelles questions : ce que nous avons le droit de faire, ce que nous ne pouvons pas encore faire et ce que nous pourrons faire demain. Pour la suite de mon métier, il est important d’être accompagné sur ces nouvelles technologies.

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formation DAF Conseil

Maximin Berezowski : Cette formation a également permis de créer un véritable métier d’électrotechnicien chez Norauto, avec une fiche de poste clairement définie. Elle ouvre ainsi des possibilités d’évolution interne pour des collaborateurs qui ont déjà une expérience du diagnostic et une appétence pour ces sujets.

Vous évoquiez justement l’élargissement de votre portefeuille. Dans un réseau d’entretien comme le vôtre, qui s’ouvre de plus en plus aux flottes de véhicules, ce type de formation vous permet-il de capter de nouvelles clientèles ?

David Guillochon : Oui, tout à fait. Je me sens aujourd’hui plus disponible qu’en concession. Nous commençons à avoir des rendez-vous à une, deux ou trois semaines, voire parfois un mois, notamment pour des interventions électroniques.

Le client vient donc plus facilement nous voir parce que nous sommes souvent plus disponibles qu’une concession. Lorsqu’un voyant s’allume ou qu’une panne électronique survient, il recherche avant tout une solution rapide. Nous pouvons lui en proposer une, parfois à un coût inférieur à celui d’une concession.

Nous pouvons également réparer certaines pièces ou faire appel à des partenaires pour fiabiliser ou réparer des éléments électroniques. Cela ouvre de nouvelles possibilités, notamment autour de la réparation et de la pièce de réemploi.

Cette montée en compétences nous ouvre de nombreuses perspectives.

Maximin Berezowski : Depuis deux ou trois ans, nous avons également noué des partenariats avec des constructeurs pour assurer leur SAV. Cette montée en compétences a donc une incidence commerciale très concrète. Plusieurs contrats importants ont pu être conclus notamment grâce à la présence d’électrotechniciens dans nos centres. C’est notamment le cas de VinFast, une marque très puissante en Asie, et de Cadillac, qui s’est implantée en France l’année dernière. Nous avons été sélectionnés pour assurer le SAV de leurs véhicules. Et demain, cela pourrait être le cas pour d’autres constructeurs.

« Avant, c’était souvent un bruit qui indiquait au client qu’il devait se rendre au garage. Aujourd’hui, c’est un voyant qui s’allume. Or, derrière un même voyant peuvent se cacher une multitude de défauts. Cela rend la maîtrise du diagnostic électronique indispensable. »

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Electronique embarquée

David, concrètement, avez-vous gagné du temps dans vos diagnostics et amélioré la qualité de vos interventions ?

David Guillochon : Oui, cette formation m’a permis de gagner beaucoup de temps dans mes diagnostics. Avant, j’étais moins structuré et je ne savais pas toujours par quoi commencer. Aujourd’hui, nous avons une méthode claire et, en l’appliquant au quotidien, nous constatons un véritable gain de temps. La formation m’a également donné confiance. Je suis aujourd’hui plus à l’aise pour identifier une panne et proposer une solution, y compris lorsqu’il s’agit d’interventions plus complexes.

Elle nous donne aussi de la visibilité sur ce que nous allons devoir faire demain avec les véhicules électriques. Le service formation s’est notamment doté de véhicules électriques pour nous permettre de nous préparer concrètement.

Nous sommes aujourd’hui capables d’évaluer un pack batterie sur certains véhicules hybrides et nous nous préparons à pouvoir démonter ces batteries, les envoyer en SAV puis les remonter en toute sécurité.

Demain, nous serons donc prêts à assurer le diagnostic des véhicules électriques.

Qu’est-ce que la « boîte à pannes » développée par DAF Conseil ?

Maximin Berezowski : Pour simplifier, c’est un peu comme si l’on pouvait créer une panne sur un équipement électrique d’une maison à partir d’un boîtier de commande.

Sur le véhicule, le boîtier est intégré au faisceau moteur et dissimulé dans la carrosserie. Il est autonome grâce à une batterie au lithium. Même si le collaborateur débranche la batterie du véhicule, la panne reste active.

Le formateur dispose d’une tablette qui lui permet de se connecter au boîtier et de déclencher différentes pannes sur le véhicule. C’est un système développé par DAF Conseil, qui nous a proposé cette innovation et que nous avons ensuite fait évoluer grâce à notre utilisation quotidienne.

Si vous deviez résumer en quelques mots l’intervention de DAF Conseil et la qualité de leur formation, que diriez-vous ? Et quel message adresseriez-vous à ceux qui hésitent encore à se former ?

David Guillochon : Je dirais qu’ils sont complètement dans l’air du temps. Il faut prendre ce virage, car tout évolue extrêmement vite. Demain, l’intelligence artificielle apportera certainement encore de nouvelles évolutions. Il ne faut donc pas rater le coche.

Je recommande vraiment cette formation. J’ai également apprécié la grande disponibilité des formateurs. Nous pouvions les interroger sur des cas réellement vécus en centre, y compris lorsqu’ils dépassaient le cadre strict du programme. Cette accessibilité nous permettait d’aller plus loin.

Maximin Berezowski : La mise en place des véhicules et des systèmes de panne a été particulièrement bien pensée. Nous travaillons sur de vrais véhicules, dans des conditions réalistes.

Dans le parcours, les collaborateurs passent notamment deux jours chez DAF Conseil pour réaliser leurs habilitations à intervenir sur les véhicules électriques. Nous avons également prévu, un an après la formation, deux nouvelles journées chez DAF Conseil pour effectuer une remise à niveau, approfondir certains sujets de diagnostic et reprendre la pratique sur véhicule électrique.

Cette continuité est importante, car les technologies évoluent et nous devons également tenir compte du turnover.

Notre objectif est d’avoir à terme un électrotechnicien par centre. DAF Conseil est un organisme dans l’air du temps, avec une vraie capacité de réactivité. Ils savent également anticiper les besoins et nous proposer des évolutions cohérentes avec celles du marché.

Enfin, les formations couvrent largement les différentes technologies liées aux thématiques abordées. On ne se limite pas aux 20 ou 30 % des cas les plus courants : l’objectif est de couvrir quasiment l’ensemble des technologies concernées.

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