Premier Remork’show à Clermont-Ferrand avant une mobilisation le 21 mai à Paris

, mis à jour le 29/04/2026 à 21h05
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Remork Show 2026 Clermont

Pour le premier Mondial du dépannage et du remorquage à Clermont-Ferrand, du 21 au 24 avril, organisé en collaboration avec Mobilians et l’ADAF, la grande Halle d’Auvergne a réuni une centaine d’exposants et plus de 4 000 visiteurs.

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Les plus grands carrossiers, équipementiers et assembleurs européens (Omars, JIGE, Caza, RBM Rolfo, Fiault, Falkom, CVIM, etc.) ont déplacé une partie de leur matériel : plateaux pour véhicules de 3,5 à 32 T coulissants et basculants avec rampes de chargement, bras de remorquage et de relevage, paniers hydrauliques, rotators avec stabilisateurs, etc. Le salon est un centre d’affaires où les dépanneurs font leur marché et s’informent pour renouveler leurs véhicules. « Ils sont fidèles et certains sont nos clients depuis plus de vingt ans comme le garage des Flandres à Gonesse ou Pineau en Anjou », remarque le responsable des systèmes électriques chez DED, petit assembleur de Seine-et-Marne, qui ne manque pas de travail.

Si le métier peine à recruter à cause des astreintes de 11 heures, la passion se transmet de père en fils. « C’est maintenant plus simple de charger les véhicules grâce à l’hydraulique. Pour monter un camping-car avec un porte à faux très bas, on s’embête moins avec les angles de chargement », estime Dionys Delepine venu de Lamastre. Après un CAP en mécanique, l’adolescent travaille au garage AMD autos disposant d’une flotte de 15 véhicules pour le dépannage. « Il faut être débrouillard pour aider les gens mais sans arrêt investir dans des camions modernes (à partir de 130 000 € pour un 4x4 panier, 160 000 € pour un plateau de 12 T jusqu’à 1 M€ pour un rotator) pour garder les agréments assurances et fourrières. » Malgré quinze interventions par jour, les dépannages ont été réduits en raison de la hausse du prix du gas-oil, un sujet au cœur des préoccupations.

La journée de mobilisation prévue le 21 mai à Paris devrait rassembler au moins 200 PL pour sensibiliser les pouvoirs publics à l’impact de la hausse du carburant (35 % des coûts pour des dépanneuses VL consommant entre 30 l/100 km jusqu’à 80 l/100 km pour les PL avec 220 T de PTR). « Notre profession d’utilité publique, qui compte 2 000 entreprises de dépannage spécialisées, n’est pas aidée. Les tarifs de la fourrière sont règlementés et certains d’entre nous travaillent à perte sur des interventions de nuit. Si l’activité PL se porte assez bien car elle a de la marge, celle de VL est problématique car depuis 2019, le prix du matériel a augmenté de 30% », indique Franck Basilio, nouveau président national métier à Mobilians.

Même si le métier a évolué, les dépanneurs restent des passionnés avant tout qui ne comptent pas leurs heures, interviennent avec diligence, doivent gérer le stress et le service client.  Les dépanneurs sont aussi confrontés à des problèmes juridiques et environnementales avec l’électrification du parc automobile.

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Démonstration relevage bus
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