Le SIPEV mobilisé pour rendre son attractivité au métier de peintre
Alors que le Livre Vert du Poste peinture fête ses dix ans, le Groupement Peinture-Carrosserie du SIPEV, qui réunit les principaux fabricants du secteur, a intensifié dernièrement ses actions auprès des jeunes afin de valoriser les métiers de la peinture automobile et rappeler leur ancrage dans les enjeux de transition environnementale.
Parmi les temps forts récents, sa participation à la Garac Week du 9 au 13 février et sa présence au Village de la Chimie les 18 et 19 février derniers illustrent cette volonté d’ouverture. Aux côtés d’acteurs de la formation et de la réparation, le SIPEV est allé à la rencontre d’un public large, des collégiens aux jeunes diplômés, pour faire découvrir un métier souvent méconnu mais en pleine mutation. « Nous avons un rôle à jouer pour pérenniser les jeunes qui arrivent dans cette filière. Aujourd’hui, beaucoup de recrutements se font par défaut, alors que c’est un métier technique, porteur de sens et qui offre de vraies perspectives », insiste Christophe Coin, son président.
« Faire toucher le métier »
Au Village de la Chimie, le SIPEV a ainsi misé sur des démonstrations concrètes pour susciter des vocations. Grâce à un simulateur d’application prêté par Mobipolis, les visiteurs ont pu découvrir le geste du peintre et appréhender les évolutions du métier, entre digitalisation, sécurité et exigences environnementales. « Il faut faire toucher le métier. Les jeunes sont intéressés, ils posent des questions, mais il faut aller plus loin, ouvrir les ateliers au grand public à l’occasion de journées spéciales et pourquoi pas créer des passerelles avec l’Education Nationale », souligne Christophe Coin. Malgré un niveau de rémunération attractif et des débouchés assurés, la peinture automobile souffre encore d’un déficit d’image.
Pour le SIPEV, la mobilisation doit désormais s’élargir à toute la filière afin de susciter des vocations et garantir la pérennité des compétences, dans un contexte de transformation accélérée du métier. « On pense au peintre, bien sûr, car c’est lui l’usager de nos solutions en tant que fabricants de peinture, mais cela s’adresse aussi à toutes les professions liées à la peinture. Et notamment les hommes-terrain des distributeurs, sur lesquels nous nous appuyons beaucoup, car c’est un métier qui demande du savoir-faire, de l’expertise et de la pratique », rappelle le dirigeant.
Le Livre Vert, pilier d’une carrosserie durable
En parallèle, le SIPEV célèbre les dix ans du Livre Vert du poste peinture, récemment refondu pour mieux intégrer les évolutions du secteur. Initialement conçu pour diffuser les bonnes pratiques écoresponsables, ce document s’inscrit désormais dans une approche plus globale de la carrosserie durable. « À l’origine, nous étions assez novateurs sur ces sujets environnementaux. Aujourd’hui, le Livre Vert est intégré à la Plateforme de la carrosserie durable, plus large et en phase avec les enjeux actuels, notamment la pénurie de main-d’œuvre », explique Christophe Coin.
Le contenu a été restructuré pour faciliter son utilisation, avec des fiches pratiques concrètes, notamment sur le tri des déchets. Une initiative menée avec Chimirec doit prochainement viser à encore mieux encadrer la gestion des résidus de peinture et des aérosols en atelier, ces derniers étant encore trop souvent jetés parmi les ordures ménagères selon Christophe Coin.