Bodemer muscle sa plaque BYD
Avec 300 VN vendus chaque mois, les dix concessions BYD du groupe Bodemer montent en puissance. Depuis 2024, les ventes VN sont multipliées chaque année par trois, impliquant une vraie structuration du réseau. À commencer par la récente nomination de Karim Benoit, directeur d’exploitation de la marque chez le distributeur.
Pour accompagner ce développement exponentiel, le distributeur breton a multiplié les nouveaux points de vente dans le Grand Ouest, d’Angers à Brest et de Caen à Nantes. Les deux métropoles Nantes et Rennes comptent chacune deux concessions. Côté entretien, le développement se poursuit. Bodemer devrait prochainement recruter un directeur SAV et s’appuie actuellement sur une quinzaine de techniciens, « avec des embauches à venir, notamment en provenance de marques asiatiques ou de chez Stellantis », confie Karim Benoit, le directeur d’exploitation de la marque. Pour BYD, les candidatures spontanées sont nombreuses. Tous les techniciens suivent les formations produit de la marque, complétées par des sessions spécifiques au distributeur.
De même, l’approvisionnement en pièces de rechange ne soulève aucune difficulté : « À part les pneumatiques et certains vitrages, BYD fabrique lui-même tous les composants de ses voitures et ne subit donc jamais la moindre rupture, comme cela peut se produire avec des équipementiers extérieurs », précise Karim Benoit. Revers de la médaille : les opérations d’entretien restent limitées et Bodemer devra prendre des initiatives pour améliorer le trafic dans ses ateliers.
Le VO dans les tuyaux
Depuis quelques semaines, c’est TAE, un logisticien nantais, qui gère la mise à disposition des véhicules dans ses concessions. L’usine VO de Bruz était devenue trop exiguë pour stocker et préparer les 750 VN représentant deux mois et demi de vente. « Ce volume est devenu indispensable pour répondre à la demande dans les délais les plus courts », poursuit le directeur. TAE livre les concessions en cinq jours maximum après la signature du bon de commande.
Seul point négatif : les ventes VO ne décollent pas. « Nous ne parvenons pas à trouver les voitures dont nous aurions besoin. La marque est encore trop jeune, le constructeur nous en fournit quelques-unes. À terme, BYD devrait se renforcer chez les loueurs courte et longue durée et générer ainsi les buy-backs indispensables au marché de l’occasion », indique Karim Benoit.