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, mis à jour le 29/08/2025 à 12h00
Sponsorisé par Bosch Mobility Aftermarket

Entretien avec Marine Mathieu, chef de produits Bosch pièces de freinage

Marine Mathieu
Chef de produits pièces de freinage
Bosch Mobility Aftermarket
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Marine Mathieu

Marine Mathieu nous accorde une entrevue pour parler liquide de frein, un sujet crucial pour assurer une parfaite sécurité aux occupants dans l'habitacle. Cette experte rappelle également le rôle central du liquide de frein dans les véhicules les plus modernes. Plongez-vous dans cet échange passionnant, vous saurez tout sur ce marché, qui s'avère être un véritable levier de business pour les garagistes. 

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Pourquoi tant de véhicules roulent-ils avec un liquide de frein usagé, alors que son remplacement est aussi crucial que la vidange d'huile ?

C'est une question de coûts et de perception. Les automobilistes cherchent à réduire leurs dépenses, et les ateliers hésitent à alourdir la facture en imposant ce changement. Résultat : le remplacement du liquide de frein est souvent reporté, voire oublié. Le problème, c'est que l'usure du liquide de frein ne se remarque pas au quotidien, on ne découvre souvent qu’en cas d’urgence, quand un freinage brutal ne répond pas comme il devrait.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes observées lors des remplacements ou contrôles du liquide de frein ?

Il y a trois erreurs majeures. La première, et la plus critique, c'est de se contenter de compléter le niveau de liquide de frein sans le remplacer. Le liquide neuf se mélange alors avec l’ancien, perdant toute efficacité. A deuxième, c’est lorsque l’atelier teste le taux de présence d’eau dans le liquide de frein : cela n’est pas fiable car certains liquides de frein contiennent de l’eau dans leur composition, le résultat est donc biaisé. La seule méthode fiable, c’est de mesurer le point d’ébullition avec un appareil dédié.  La troisième erreur, c’est le mauvais choix du liquide de frein. Par habitude ou manque d’information, le DOT4 reste très répandu, alors qu’il date des années 70, à l’époque où seuls les ABS étaient concernés. Depuis 2011, tous les véhicules sont équipés de l’ESP, qui exige un liquide plus fluide, à  « faible viscosité » comme le DOT4 HP ou l’ENV pour fonctionner correctement.

Avec l’électrification des véhicules et les ADAS, quelles sont les nouvelles exigences pour les liquides de frein ?

Même électrifiés, les véhicules conservent un système de freinage hydraulique (étriers, disques, plaquettes), donc les exigences de base restent. Mais avec les ADAS, et surtout l’ESP,  (aide au démarrage en côte, manœuvre de parking autonome, alerte de franchissement de ligne, freinage d'urgence automatique …), les choses se corsent : l’ESP corrige la trajectoire du véhicule 25 fois par seconde ! Pour répondre à ces sollicitations ultra-rapides, le liquide de frein doit offrir une excellente fluidité, une forte résistance à la chaleur, et un haut pouvoir lubrifiant.

Une astuce pour choisir le bon liquide selon le type de véhicule ?

D’après moi, la meilleure astuce, c’est d’utiliser un seul produit qui peut remplacer tous les autres : l’ENV6. Il surpasse toutes les normes en vigueur et remplace tous les DOT de synthèse (DOT3, DOT4, DOT4HP, DOT5.1), sauf le LHM (minéral) et le DOT5 (silicone). L’ENV6 répond à tous les besoins en performance et en sécurité, il offre le point d’ébullition le plus élevé du marché, une viscosité ultra-faible et permet d’espacer les entretiens. Nul besoin de se poser de question, une seule référence à gérer pour une performance garantie ! Même pour les véhicules de sport !

Comment faire évoluer ce marché et en faire un vrai levier business pour les ateliers ?

C’est un marché encore trop peu valorisé. Malheureusement, c’est souvent après un accident qu’on découvre qu’un liquide inadapté ou trop ancien était en cause. Chez Bosch, on multiplie les actions de sensibilisation. L’enjeu est double : pour renforcer la sécurité, il faut à la fois raccourcir les intervalles de remplacement du liquide frein et utiliser le bon produit. Ceux qui ont opté définitivement pour l’ENV6 en sont ravis et bénéficient même de recommandations par leurs clients, car ils sentent la différence même sur des freinages légers. À nous de continuer à les sensibiliser et à leur transmettre cette volonté de changement. Côté budget, la différence sur la facture reste minime, mais l’impact sur la sécurité et la fidélisation clients est, lui, bien réel. L’entretien des freins étant la première cause d’entrée en atelier, il y a là un vrai potentiel à activer.

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