Mirka et 4Plastic partenaires de choc(s) pour la réparation des plastiques
Le spécialiste finlandais des abrasifs et l'expert américain de la réparation des plastiques structurent une offre commune de réparation des pare-chocs plastique, conforme aux standards des constructeurs. Produits dédiés, formation, certification et assistance technique visent à restituer aux pièces leurs propriétés mécaniques d'origine, plutôt que de les envoyer à la benne.
De l'assureur au réparateur en passant par l'expert, tout l'écosystème de la réparation-collision s'entend désormais pour dire que les pare-chocs en plastique ne devraient plus être mis au rebut par réflexe. Encore faut-il que l'offre de produits, d'outillage et de formation soit au rendez-vous. Et si des acteurs comme CESVI France misent déjà beaucoup dessus, avec des cursus dédiés, les fournisseurs du marché ne sont pas en reste.
Mirka et 4Plastic ont ainsi uni leurs expertises pour structurer une offre complète de réparation pare-chocs plastique conforme aux standards des constructeurs. Et présentent une solution bâtie sur quatre piliers : une gamme de produits dédiée, des programmes de formation et de certification des techniciens, une assistance technique en ligne avec recommandations de réparation, et des partenariats industriels adossés à des réseaux de recommandation. Jusqu'ici, ces solutions validées par des tests rigoureux restaient surtout l'apanage des grands groupes de carrosserie et des réseaux spécialisés. Les deux partenaires veulent désormais en élargir l'accès.
Ce que change la méthode
L'approche tourne le dos aux techniques traditionnelles, encore très répandues dans les ateliers, reposant largement sur les mastics et les adhésifs. L'objectif affiché est de restituer aux pièces réparées leurs propriétés mécaniques d'origine, en particulier leur flexibilité et leur résistance. De quoi obtenir une réparation plus durable et fiable, conforme à l'intégrité structurelle du composant. La promesse est un niveau de performance comparable à la pièce neuve, sur les composants les plus courants comme les pare-chocs.
Cette bascule s'inscrit dans une tendance de fond côté carrosserie. Réparer plutôt que changer la pièce séduit d'autant plus les assureurs qu'ils doivent désormais justifier l'empreinte de leurs différents scopes dans leur bilan carbone, dont le scope 3 - le plus lourd - qui inclut leurs partenaires réparateurs. Chaque pare-chocs conservé correspond donc à une pièce neuve qui ne sera ni produite, ni transportée, synonyme d'émissions de gaz à effet de serre évitées.
Ce que gagne chaque maillon
Pour les compagnies d'assurance, la réparation réduit le coût global des sinistres en limitant le recours à des pièces de remplacement souvent onéreuses. Pour l'automobiliste, elle préserve les pièces d'origine du véhicule, gage d'un meilleur ajustement et d'une qualité conforme aux spécifications constructeurs.
Côté ateliers, les gains sont opérationnels et économiques : un temps facturable par intervention supérieur au simple remplacement, des marges potentiellement plus élevées, des délais d'immobilisation réduits et une moindre dépendance à la disponibilité des pièces de rechange. La méthode valorise aussi la main-d'œuvre qualifiée, argument non négligeable dans un secteur en tension sur les compétences.
Se former, condition sine qua non de la réussite
Réparer un pare-chocs en plastique dans les règles de l'art suppose des techniciens formés. C'est le sens des programmes de formation et de certification prévus, complétés par une assistance technique et des réseaux de recommandation. L'enjeu, selon les deux partenaires, est de démocratiser l'accès à des technologies validées sans sacrifier la qualité, autrement dit éviter que l'ouverture du marché ne tire les standards vers le bas.