Italcan prêt à répondre aux priorités de l'Etat côté cabines électriques

, mis à jour le 23/06/2026 à 10h57
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CABINE CMC RAPTOR VUE INTERIEURE

Qui de mieux placé que l’inventeur de la cabine électrique – l’Italien CMC – pour parler de cabines électriques ? Lauréate du prix de l'innovation Equip Auto 2019, le modèle Raptor, distribué en France par Italcan-Technicabine, s’avance comme une réponse de pointe face aux enjeux énergétiques de la carrosserie. D’autant qu’un dispositif de subvention devrait voir le jour en septembre prochain.

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Dans ce contexte, les chiffres parlent. Une cabine à gaz d'ancienne génération (2005-2010) revient à 31,40 €/h de fonctionnement et émet 38 tonnes de CO₂ par an. Les cabines gaz récentes ont sérieusement réduit cette facture à 21 €/h en moyenne. La Raptor, elle, descend à 11 €/h et, absence de gaz oblige dans un pays comme la France, où l’essentiel de l’électricité est décarbonée, elle n'émet pas de CO₂. Le retour sur investissement par rapport à une cabine gaz actuelle – dont le prix d'achat est d'environ 70 000 € HT en moyenne contre 130 000 € pour la Raptor – est estimé à 4,5 ans sur la différence, 5,5 ans en remplacement d'une cabine ancienne.

Car la méthode de chauffe d’une Raptor est différente. « Nous ne chauffons pas l'air mais uniquement la pièce que l'on doit cuire », explique Cyril Renna, ingénieur commercial d’Italcan. Ce principe de flashage infrarouge à ondes moyennes couplé à des inverters récupérant la chaleur à chaque opération, permet d'atteindre 55 % d'économies sur la consommation énergétique globale.

Un contexte qui accélère l'adoption ?

La cabine absorbe certes 75 % de l'énergie d'un atelier de carrosserie, mais ce poste, une fois maîtrisé, libère des marges considérables. Quarante cabines Raptor tournent aujourd'hui en France sur 600 dans le monde, la première ayant été installée en 2015. Ce déploiement encore modeste s'explique en partie par la traditionnelle faiblesse du prix du gaz en France, contrairement à l'Italie, où CMC a développé cette technologie sous la contrainte d'une énergie historiquement chère et d'un tarif main-d'œuvre peu compétitif.

Mais la donne change : la volatilité des prix de l'énergie depuis 2021 et les obligations environnementales croissantes modifient le calcul pour les carrossiers français. Signe que l'heure semble venue, Mobilians a inclus Italcan dans ses travaux en faveur d’un dispositif de subvention qui pourrait naître à la rentrée, en cas de validation par l'Ademe. Et le couplage avec des panneaux photovoltaïques en toiture – déjà en cours de déploiement dans nombre d'ateliers – ouvre la perspective d'un atelier quasi-autonome en énergie.

Rédacteur en chef adjoint de Zepros Après-Vente Carrosserie, Romain couvre l'actualité des acteurs de la réparation-collision, du constructeur au réparateur, de l'assureur à l'expert en passant par l'équipementier et le distributeur.
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