Maha accélère dans l’automatisation de l’inspection automobile
À l’heure où les ateliers doivent gérer des véhicules toujours plus connectés et complexes, Maha accélère sa diversification vers les outils d’inspection et de diagnostic. Le constructeur allemand finalise actuellement la commercialisation de Maia, son robot mobile autonome conçu pour automatiser les opérations de contrôle visuel et de réception des véhicules. L’appareil avait été couronné d’un Grand prix international de l’innovation automobile (GPIIA) sur Equip Auto Paris 2025.
Capable d’effectuer un tour complet d’un véhicule en moins de deux minutes, Maia embarque plusieurs caméras et capteurs qui réalisent une captation intégrale de son environnement. Les données collectées permettent de constituer un véritable jumeau numérique du véhicule. « L’objectif est de fournir aux professionnels un outil d’inspection rapide, fiable », explique Pascal Bardin, responsable du réseau de distributeurs Maha France. Dans le domaine de la carrosserie, le système est capable d'identifier rayures, impacts ou défauts de peinture grâce à l'analyse des images par intelligence artificielle.
La caméra du robot réalise des prises de vue qu’elle envoie à un ordinateur. « Un logiciel, en développement, se chargera du traitement des images. Maia permet notamment de sécuriser les opérations de réception et de restitution des véhicules en conservant un état précis et horodaté de leur condition », synthétise le responsable. En mécanique, le robot est également capable d’identifier des usures anormales de pneumatiques, de relever automatiquement leurs caractéristiques ou encore de détecter certains défauts de géométrie. Prévue pour octobre prochain, sa commercialisation devrait s’effectuer autour de 50 000 €. Présent pour la toute première fois au Salon des Partenaires CESVI France le 16 juin dernier, Maha a certainement marqué des points auprès des décideurs présents.
Vers un contrôle fonctionnel des systèmes ADAS
Sa seconde innovation répond à un enjeu émergent : le contrôle du bon fonctionnement des systèmes d'aide à la conduite. « Jusqu'à présent, les professionnels se concentraient sur la calibration des capteurs ADAS après une intervention. Avec l’évolution probable de la réglementation européenne du CT, ça ne suffira plus », poursuit Pascal Bardin. Avec le banc dynamique Mast, l’entreprise franchit une nouvelle étape. Cette solution reproduit des conditions de circulation réelles afin de tester le comportement global des aides à la conduite.
Grâce à un environnement simulé, le véhicule est confronté à différents scénarios : freinage d'urgence, apparition d'un obstacle, changement de trajectoire ou encore conditions météorologiques dégradées. « L'objectif est de vérifier non seulement la précision des capteurs, mais également la réaction effective du véhicule afin d’éviter, par exemple, des freinages fantômes à 130 km/h », insiste le responsable. Commercialisable d’ici environ un an et demi, ce banc sera proposé autour de 200 000 €.