XPeng France muscle son dispositif pour être représentatif
Avec environ 430 000 unités écoulées dans le monde en 2025 (+ 126 %), XPeng franchit le cap symbolique du million de véhicules produits au total. En France, la marque chinoise 100 % électrique peaufine son maillage et s'attaque toujours au marché des flottes.
Pour 2026, l'objectif est clair pour XPeng France : 6 000 immatriculations. Pour y parvenir, l’équipe française s’appuie sur le réseau qui passera de 70 à 100 concessions (85 déjà signées), couvrant 80 % du territoire pour être à moins de 50 minutes d'un point de vente, et une rentabilité moyenne réseau de 0,5 % (2025). Les groupes Priod, Bernis, Passion, Riester ont ainsi rejoint, entre autres, les groupes Grim, Parascandola, Sofibrie ou encore Jean Lain… Au menu : des standards allégés (showroom de 120 m2), deux stocks PR (Rotterdam avec 8000 références et la livraison des pièces en 24/48 heures, hors pays nordiques, et Francfort). Chaque concession doit au préalable acheter un stock de départ en pièces de rechange et en outillage afin d’assurer les opérations les plus simples (révision à 20 000 km, petites pièces comme les lève-vitres…). Des sessions de formation sont systématiquement proposées pour une meilleure prise en main des process. « Des formations sont programmées sur nos garanties, nos outils (DMS, ERP), nos pièces de rechange, la réparation des batteries… », rappelle Tanguy Ener, le directeur Après-Vente.
Le rééquilibrage du mix, porté à 70 % par les particuliers, est également dans le viseur de la marque ! Pour séduire les gestionnaires de flotte et les PME, XPeng muscle encore ses équipes (27 collaborateurs dédiés) et mise sur des valeurs résiduelles estimées à 48 % sur 48 mois. Des offres locatives avec Ayvens annoncent une G6 en autonomie étendue s'affichant à 475 €/mois, tandis qu'une offre tout compris cible les professionnels à 575 €/mois. L'arrivée de la P7 Plus, une berline Fastback de 5,07 m affichée à 45 990 €, vient compléter une gamme où le SUV G6 domine (70 % des volumes). Enfin, côté technologie, la nouvelle puce maison Turing XP5 affiche 750 TOPS (trillions d’opérations par seconde), écrasant la concurrence en puissance de calcul. Ce dernier chiffre est aussi à retenir : 12 minutes sont nécessaires pour passer de 17 à 80 % de charge sur la nouvelle P7 Plus grâce à la batterie 5C d'Eve Energy.
En multipliant ses ventes mondiales par plus de deux, le constructeur chinois installe donc doucement son modèle économique basé sur des modèles électriques premium, avec 40 % de ses 27 000 collaborateurs dédiés à la R&D. XPeng se revendique comme l’alternative premium pour une clientèle de "Early tech adopters", des CSP+ de 50 à 55 ans ultra-connectés. L’an passé, le groupe a européanisé la production de ses G6, G9 et P7+ qui sortent désormais des lignes de l'usine Magna Steyr, à Graz en Autriche, où sont actuellement produits les modèles BMW Z4, Toyota Supra, et Sérier 5 et Mercedes-Benz Classe G II. En France, la progression est de 500 immatriculations fin 2024 à 3 313 unités en 2025, avec un portefeuille de 4 000 commandes en stock. « Une poussée portée par la G6, devenue en décembre 2025 la voiture électrique chinoise la plus vendue en France », lance Thomas Rodier, le directeur marketing France de XPeng, qui ne relâchera pas la pression avec une présence sur le salon VivaTech, le prochain Mondial de Paris – avec un stand de 1000 m² où la marque dévoilera trois nouveaux SUV (segments C, D et un 7 places) – mais aussi du placement de produit et un partenariat sportif bientôt dévoilé...