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Le déconstructeur Bonnin monte en puissance sur l’électrique

Jean-Sébastien Thomas
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Bonnin

Créée en 1930 autour de la réparation de vélos et de mobylettes, la SAS Bonnin de Migné-Auxances (86) a pris le virage de la déconstruction et du négoce de pièces automobiles dans les années 1970. Depuis, elle ne cesse de s’adapter aux évolutions du marché ; celui de l’électrique n’échappe pas à la règle, mais également les véhicules de collection.

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Dernier équipement en date : la construction d’un îlot pour isoler ce type de véhicule du reste du parc afin d’éviter la propagation des incendies en cas de départ de feu. « Il a été inauguré en mars dernier. Je suis le premier en France à disposer de cette installation. J’ai déjà installé une caméra thermique pour capter les échauffements, actuellement je suis en train d’en acquérir une seconde pour la pièce dédiée au stockage des batteries », détaille Anthony Bonnin, quatrième génération à la tête de cette PME familiale qui emploie une vingtaine de salariés. 

Des investissements mais peu de rentrées

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Bonnin 2

Pour le moment, force est de constater que ce nouveau marché n’est pas vraiment générateur de revenus malgré les investissements engagés : « À part la batterie et éventuellement la carrosserie, il y a peu de choses à revendre sur une voiture électrique », déplore le déconstructeur indépendant, qui n’affiche pas plus d’une vingtaine de voitures de ce type démantelées depuis leur apparition sur le marché. Alors pour tenter de rentabiliser ses investissements, il essaie de trouver des solutions avec les assureurs, dépanneurs et réparateurs locaux : « Je leur propose de stocker leurs véhicules au sein de mon îlot en attendant le passage de l’expert. C’est pas facile, mais certains acteurs jouent le jeu. »

Ouverture d’un magasin pour les voitures de collection

Avec 650 VHU démantelés l’an dernier et un stock permanent de 3 000 véhicules sur site, l’entreprise dispose d’un magasin physique proposant quelque 90 000 pièces. Ce canal de vente est renforcé par un site marchand. Au total, Bonnin commercialise chaque année environ 30 000 pièces dont 20 000 directement en magasin. Pour renforcer cette activité, le patron annonce la création d’ici la fin de l’année d’un second point de vente qui sera entièrement consacré aux véhicules de collection. Baptisé Vintage Classics Collection, il proposera entre 50 000 et 10 000 pièces.

Jean-Sébastien Thomas
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