[Gros plan] Carrosserie Beltramelli : transmission d’une passion

Girault Nicolas
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En s’adaptant aux évolutions du métier, les quatre carrosseries Beltramelli sont devenues une institution dans la région troyenne (10). Aujourd’hui, c’est la troisième génération qui s’apprête à la diriger.

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« Dans la famille, tout le monde est passionné d’automobile. Mon père qui a ouvert la carrosserie en 1961 – George Beltramelli – a été coureur auto de 1967 à 1977 », se souvient José Beltramelli, dirigeant de la carrosserie éponyme. Son fils et son petit-fils ont suivi ses traces, à la tête de l’entreprise et dans la compétition. Cet engouement s’illustre dans la signalétique des carrosseries du groupe qui reprennent les codes du sport auto. Plus profondément, on retrouve cette passion dans la gestion de l’entreprise familiale, qui compte quatre ateliers et une société de dépannage.

« La formation revêt une très grande importance. Environ un salarié sur dix a été formé chez nous. Et depuis le départ, 90 apprentis ont appris le métier dans notre carrosserie », explique José Beltramelli. « Souvent, ils restent longtemps », complète Brady Beltramelli, son fils.

Des profils de formation complémentaires

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Ces efforts ne mettent pas l’entreprise à l’abri de la pénurie de main-d’œuvre… Pourtant, la famille ne recule pas devant les profils atypiques, à l’exemple d’un sourd-muet ayant appris le métier de peintre… Et dernièrement, un Afghan a aussi été formé dans les ateliers. « Au départ, il ne parlait pas français et cela a fait un grand bien aux équipes qui l’ont encadré », précise José Beltramelli. Lui-même est passé par une école de carrosserie, alors que son père avait appris la réparation en apprentissage. Puis, « j’ai appris la gestion sur le tas ». Avec un beau succès : arrivé dans l’entreprise en 1980, José Beltramelli en prend les rênes dix ans plus tard. Suivant et anticipant l’évolution de la profession, il optimise, diversifie et développe la société.

Son fils n’a pas suivi d’enseignement professionnel mais est diplomé d’un BTS de gestion et d’un master en marketing-communication. « J’ai toujours aimé bricoler en mécanique, en tôlerie et un peu en peinture », précise-t-il. Avant de participer à trois 4L Trophy, il a lui-même préparé ses véhicules parallèlement à ses études. Aujourd’hui, à 24 ans, il dirige l’un des sites du groupe et s’apprête à prendre la tête de l’entreprise. À 57 ans, son père pense l’accompagner encore quelques années.

Diversification à l’étude

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« À l’époque de mon père, il n’y avait que le travail qui comptait et les rapports n’étaient pas toujours simples. Aujourd’hui, le relationnel et la dimension sociale ont pris une grande importance, tant avec les salariés qu’avec les clients », observe José Beltramelli. D’où l’importance de savoir bien s’entourer.

« Brady est plus patient que moi dans ces domaines. Il a davantage une vision de manager et de chef d’entreprise qui analyse le client. Mais la passion joue encore beaucoup », affirme-t-il. Un moteur qui les pousse tous deux vers de nouveaux projets : la vente VN/VO ou encore la reprise possible d’entreprises… selon l’évolution de la conjoncture et de la situation locale.

Nicolas Girault

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