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Auvergne Tech Racing optimise les moteurs

Jean-Pierre Raynaud
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ATR Auvergne Tech Racing

Initié par un spécialiste normand puis formé dans des centres de petite taille, Abderahmane Amellal s’intéresse très tôt au calculateur du moteur. « Après un bac STG Marketing et Communication, la passion l’a emporté ! Il faut dire que mes deux-grands-pères travaillaient dans la mécanique », indique le jeune homme de 32 ans, patron d’Auvergne Tech Racing depuis huit ans.

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« J’ai appris à intervenir sur le système embarqué et les  cartographies moteur. Au début, en 2014, mon activité était centrée autour de l’optimisation en faisant gagner de la puissance au moteur essence ou diesel. C’est de la mécanique contrôlée par de l’électronique. Les clients voulaient avoir plus de couple sans consommer davantage. Aujourd’hui, certains s’arrêtent au niveau 1 (en conservant les normes constructeur) ou poursuivent jusqu’au niveau (remplacement de pièces). » 

Ce type d’atelier est encore rare dans la métropole clermontoise. L’entrepreneur intervient seul et ses prestations varient de 300 à 1000 €. L’été dernier, ATR a déménagé dans la ZI du Brézet et s’est posé juste à côté des enseignes API et Platinium. « Actuellement, 70 % de la clientèle souhaite une conversion au bioéthanol. L’avantage de la reprogrammation par rapport au boîtier (branché sur la connectique des injecteurs) est d’intervenir sur l’injection, l’avance à l’allumage, la richesse (les lambdas) et le démarrage à froid (l’éthanol étant plus volatile). » À raison d’une conversion par jour, son activité ne désemplit pas.

Abderahmane Amellal gère seul la cartographie et teste ensuite le véhicule (de la Ford Fiesta au Porsche Cayenne). « Avec des moteurs à injection directe, la surconsommation ne dépasse pas 10 %. C’est très rentable à partir de 8000 km par an. Je préconise seulement une vidange tous les 10000 km et un remplacement des bougies tous les 30000 km. Mais il faut savoir que rouler au E85 nécessite un peu plus d’entretien que d’ordinaire. »

Jean-Pierre Raynaud
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