Diagnostic, dépollution, véhicules hybrides : comment former efficacement les ateliers automobiles
Fort d'un partenariat de plus de vingt ans, DAF Conseil accompagne Autodistribution Rembaud dans la montée en compétences de son réseau grâce à des formations automobiles de proximité adaptées aux besoins du terrain. Diagnostic automobile, dépollution moteur, véhicules hybrides, véhicules électriques… Karl Richard et Pascal Doulon expliquent comment la formation est devenue un véritable levier de performance pour les garages automobiles.
Comment accompagnez-vous vos clients en matière de formation automobile ? Quelle importance revêt-elle aujourd'hui ?
Karl Richard : La formation fait partie de notre ADN. Voilà maintenant vingt ans que nous travaillons avec DAF Conseil et ce partenariat n'a jamais cessé de se développer, preuve de sa valeur. Nous couvrons les trois quarts de la Vendée, avec près de 87 garages sous enseigne, et nous formons chaque année entre 80 et 100 professionnels. La culture de la formation est désormais bien ancrée chez nos réparateurs. Notre mission est d'accompagner l'évolution du parc automobile. Nous adaptons donc régulièrement notre catalogue aux besoins des ateliers : dépollution moteur, climatisation, habilitations réglementaires, injection essence... Demain, les formations évolueront naturellement vers la maintenance des véhicules hybrides et électriques.
L'objectif est simple : permettre aux réparateurs de rester au niveau des technologies qu'ils rencontrent chaque jour dans leurs ateliers.
Pourquoi investir dans la formation des réparateurs automobiles ?
Pascal Doulon : Les bénéfices sont multiples. Lorsque nous intégrons un garage au sein des réseaux AD, Autoprimo ou Staff Auto, nous sélectionnons avant tout des professionnels compétents. Ensuite, notre rôle est de les accompagner face aux évolutions technologiques et de maintenir ce niveau d'expertise dans la durée, notamment lors de l'arrivée de nouveaux collaborateurs. Pour nous, disposer d'un réseau hautement qualifié est essentiel. C'est un gage de crédibilité auprès des automobilistes, mais aussi de nos partenaires, qu'il s'agisse des assureurs, des loueurs ou des apporteurs d'affaires.
La compétence est également un véritable levier économique. Un technicien bien formé réalise un diagnostic plus juste, conseille mieux ses clients, effectue des réparations de qualité et favorise leur fidélisation. À terme, cela profite à l'ensemble de la filière.
Depuis deux ans, l'Institut AD, sous l'impulsion de Mathieu Savary, a également structuré cette démarche en définissant des parcours de formation prioritaires. L'objectif est d'harmoniser le niveau de compétence des réseaux sur tout le territoire, ce qui renforce encore la valeur de nos enseignes. Enfin, il ne faut pas oublier notre cœur de métier : la distribution de pièces. Des réparateurs bien formés limitent les erreurs de diagnostic, réduisent les retours en garantie et améliorent la satisfaction client. La formation est donc un investissement rentable pour tout le monde.
Pourquoi privilégier des formations de proximité pour les ateliers automobiles ?
Karl Richard : La valeur ajoutée ne se limite pas à l'image de nos réseaux ou au développement de l'activité. Elle réside aussi dans notre capacité à accompagner les réparateurs dans leurs choix. Un artisan indépendant ne sait pas toujours quelles compétences développer en priorité. Notre rôle est justement de l'orienter vers les formations les plus pertinentes au regard des évolutions du marché et de son activité. Nous avons également fait le choix d'investir dans un véritable centre de formation à Challans. Les techniciens sont accueillis dans des locaux spécialement conçus pour l'apprentissage, avec une salle dédiée et un atelier équipé d'un pont élévateur, de matériels de diagnostic et d'outils spécifiques, notamment pour la dépollution moteur. Cette proximité est un atout. Les réparateurs viennent se former près de chez eux, dans des conditions professionnelles, sans avoir à se déplacer à plusieurs centaines de kilomètres.
C'est donc un véritable choix stratégique. Les garagistes sont-ils demandeurs ?
Pascal Doulon : Oui, et pas seulement pour le contenu des formations. Elles sont aussi des moments d'échange entre professionnels. Nous limitons les groupes à une douzaine de participants afin de favoriser les discussions. Les techniciens partagent leurs expériences, créent des liens et continuent souvent à échanger après la formation. Ils apprennent autant grâce au formateur qu'au contact de leurs confrères. Nous veillons également à rendre ces journées conviviales. Les participants déjeunent ensemble et prennent le temps de sortir du rythme quotidien de l'atelier. Cet aspect humain fait aussi partie de la réussite de nos formations.
DAF Conseil est votre partenaire formation depuis vingt ans. Qu'est-ce qui fait, selon vous, la force de cet accompagnement ?
Pascal Doulon : DAF Conseil est avant tout un partenaire de confiance. Voilà vingt ans que nous travaillons ensemble et cette relation s'est construite dans la durée. Sa première force réside dans la richesse de son offre de formation, élaborée en cohérence avec les priorités définies par notre tête de réseau. Nous disposons ainsi d'un catalogue pertinent, en phase avec les besoins des ateliers. La qualité des formateurs est également un atout majeur. Ce sont des experts de terrain, qui maîtrisent parfaitement leurs sujets et savent transmettre leurs connaissances. C'est essentiel, car envoyer un collaborateur en formation représente un investissement important pour un garage : pendant une journée, voire deux, ce technicien n'est plus à l'atelier. Il faut donc que ce temps soit pleinement valorisé.
Karl Richard : Ce qui fait la différence, c'est avant tout la proximité des formateurs avec les stagiaires. Ils instaurent rapidement un dialogue, évaluent le niveau de chacun et adaptent leur pédagogie en conséquence. Des quiz réalisés en début et en fin de formation permettent de mesurer les acquis et d'identifier les points à approfondir. Les échanges sont permanents et les participants repartent avec des réponses concrètes à leurs problématiques quotidiennes. Cette qualité d'accompagnement fait toute la différence.
Vous avez été précurseurs sur les formations liées à la climatisation. Pourquoi la dépollution moteur est devenue une priorité de formation ?
Karl Richard : Parce qu'elle est devenue un enjeu majeur pour les ateliers. Pour réduire les émissions polluantes, les constructeurs ont développé des systèmes toujours plus sophistiqués: vanne EGR, filtre à particules, turbo, dispositifs de recyclage des gaz d'échappement... Ces technologies améliorent les performances environnementales des véhicules, mais complexifient également leur maintenance. Aujourd'hui, une part importante des véhicules qui entrent en atelier présente un problème lié à ces systèmes de dépollution. Les réparateurs doivent donc être capables d'établir un diagnostic précis et d'intervenir efficacement.
Les réparations sont souvent coûteuses. Lorsqu'un client investit plusieurs centaines, voire plus de mille euros, il attend un résultat irréprochable. Les méthodes de diagnostic d'autrefois ne suffisent plus : les véhicules sont désormais équipés de nombreux capteurs et systèmes électroniques qui exigent un niveau de compétence toujours plus élevé.
Cette évolution technologique a-t-elle changé le profil des mécaniciens ?
Pascal Doulon : Pas fondamentalement. Les bases du métier restent les mêmes. Avant de maîtriser l'électronique ou les systèmes de gestion moteur, il faut d'abord comprendre parfaitement le fonctionnement d'un moteur thermique. L'électronique vient compléter ces connaissances, elle ne les remplace pas. Sans une solide maîtrise des fondamentaux, il est très difficile de réaliser un diagnostic fiable.
Karl Richard : Il faut également tenir compte de la réalité du parc automobile que nous entretenons. Les ateliers multimarques travaillent principalement sur des véhicules âgés de plusieurs années. Nos formations doivent donc répondre aux besoins réels des réparateurs, et non uniquement anticiper les technologies les plus récentes.
C'est pourquoi nous privilégions aujourd'hui des thématiques comme la dépollution ou le diagnostic, qui correspondent aux véhicules accueillis quotidiennement dans les ateliers. En parallèle, nous préparons progressivement l'arrivée des motorisations hybrides et électriques, notamment sur les questions de climatisation, de freinage ou de refroidissement. L'idée est d'accompagner la transition sans perdre de vue les besoins immédiats des professionnels.
L'arrivée de nouvelles marques et de nouvelles technologies va-t-elle accélérer les besoins en formation ?
Karl Richard : Il faut savoir anticiper, mais sans brûler les étapes. Former trop tôt, c'est aussi prendre le risque que les connaissances ne soient pas mises en pratique rapidement. Nous suivons néanmoins de près les évolutions technologiques du marché afin d'adapter progressivement notre offre de formation aux besoins des ateliers. Aujourd'hui, il n'y a pas encore suffisamment d'activité pour que tous les garages se spécialisent dans les véhicules hybrides et électriques. Quelques ateliers référents par territoire suffisent à répondre à la demande. L'enjeu est donc d'accompagner les réparateurs au bon rythme, en les préparant dès aujourd'hui aux compétences qui seront indispensables demain, tout en restant concentrés sur les besoins immédiats du parc roulant.
Pascal Doulon : C'est une approche pragmatique. Elle permet d'accompagner les premiers besoins tout en laissant le temps au marché de se structurer. Il ne faut pas oublier que, dans les années à venir, les motorisations thermiques resteront largement majoritaires dans le parc roulant. Par ailleurs, d'autres technologies, comme l'hydrogène, viendront également enrichir le paysage automobile. Notre responsabilité est donc de préparer progressivement les réparateurs à ces évolutions, sans les détourner des compétences dont ils ont besoin au quotidien. Nous privilégions des formations directement utiles dans leur activité, tout en intégrant progressivement les nouvelles technologies afin qu'ils soient prêts au bon moment.
Au-delà du développement des compétences, la formation devient aujourd'hui un véritable investissement stratégique pour les distributeurs comme pour les garages. Elle améliore la qualité du diagnostic, limite les erreurs de réparation, accompagne les évolutions technologiques et contribue directement à la satisfaction des automobilistes. Pour DAF Conseil, l'enjeu consiste désormais à continuer d'anticiper les besoins du terrain afin d'accompagner durablement la transformation du marché de l'après-vente automobile.
À retenir
La formation permet d'améliorer la qualité du diagnostic automobile.
Elle accompagne l'évolution des technologies des véhicules thermiques, hybrides et électriques.
La proximité des centres de formation favorise la participation des ateliers.
Les échanges entre professionnels constituent un véritable levier de progression.
DAF Conseil adapte en permanence son offre aux besoins du terrain.