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Faux VO/vrais VGE : une nouvelle affaire révélée

Romain Thirion
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Une affaire supplémentaire a été révélée dans le scandale des faux VO/vrais VGE. Nos confrères du journal Le Parisien, déjà les premiers à lever le voile sur l’affaire “des 5 014” à l’été 2015, viennent d’annoncer que quelque 1 021 véhicules –autos, motos, VUL, triporteurs et voiturettes– seraient suspectés d’être dangereux. Le Ministère de l’Intérieur a d’ores et déjà fait parvenir à leurs propriétaires un courrier les sommant de soumettre leurs véhicules à une expertise de sécurité…
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Comme nous vous l’annoncions dernièrement, le scandale des faux VO/vrais VGE promettait d’être tentaculaire. Après l’affaire “des 5 014” de l’été 2015, révélée par Le Parisien, puis l’annonce par L’Argus de l’Assurance d’une autre affaire touchant quelque 1 200 véhicules en janvier dernier, voilà que Le Parisien remet le couvert, ce vendredi 5 mai. En cause, cette fois ci, 1 021 véhicules ainsi répartis :
  • 924 automobiles
  • 45 camionnettes
  • 27 motos
  • 15 triporteurs
  • 10 voiturettes sans permis
Un courrier de la DSCR envoyé
Leurs propriétaires ont reçu, depuis la fin du mois d’avril, un courrier du Délégué interministériel à la sécurité et à la circulation routières, Emmanuel Barbe, dépendant du Ministère de l’Intérieur, les informant que leur véhicule avait été initialement déclaré dangereux puis remis en circulation «sur le fondement [d’un rapport d’expertise] se révélant nul et non avenu». Un rapport de sécurité “de complaisance”, délivré par un expert en particulier, en total infraction du Code de la route et des dispositions de la procédure VE (véhicule endommagé).Oui, un seul expert, à en croire la Délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR), qui s’en est expliquée à nos confrères du Parisien. «L'action délétère de cet expert (qui n'est plus en droit d'exercer sa profession aujourd'hui) a eu pour effet de remettre [les véhicules classés VGE] en circulation sans que les travaux aient été soit effectués correctement, soit vérifiés», souligne l’organisme. Le courrier signé Emmanuel Barbe incite donc lesdits propriétaires à soumettre «en urgence […] d’ici le 30 juin», leur véhicule à une expertise de sécurité.
60% des propriétaires en contact avec la CFEA
Toujours selon Le Parisien, la Confédération française des experts en automobile, déjà à la manœuvre pour l’expertise de sécurité dans le cadre de l’affaire “des 5 014”, a de nouveau été chargée par la DSCR de gérer les appels des propriétaires concernés et de procéder aux expertises recommandées. «60 % des propriétaires se sont à ce jour fait connaître auprès de la CFEA afin de faire expertiser leur voiture et effectuer, le cas échéant, les réparations nécessaires», peut-on ainsi lire dans Le Parisien.Ce qui signifie que 40% des propriétaires n’auraient pas encore réagi au courrier. Et comme il l’avait fait pour les automobilistes récalcitrants à se soumettre aux injonctions du Ministère, Emmanuel Barbe entend procéder de la même façon qu’il ne l’avait fait, il y a tout juste un an, dans le cadre de l’affaire “des 5 014”. «Je n'aurai malheureusement pas d'autre choix que de lever l'autorisation de circuler dont votre véhicule a bénéficié à l'issue des travaux de réparation», menace le Délégué interministériel dans sa lettre.Nous ne manquerons pas, évidemment, de vous informer de la suite des événements dans ce feuilleton des faux VO/vrais VGE...
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