Le nouveau patron bien accueilli chez Flauraud
Si le personnel de la plateforme clermontoise et des magasins a pu découvrir le nouveau patron du distributeur auvergnat, les élus du CSE ont rencontré plusieurs fois Cédric Kuhn. « On a l’impression d’être écoutés », estiment les syndicats, qui attendent maintenant une feuille de route.
Changement d'actionnaire avec la vente de Flauraud par Emil Frey au fonds d'investissement FairCap, nouvelle gouvernance avec l'espoir d'un nouvel élan : « Des actions doivent se mettre en place, c’est du stress », estime Rémi Veyssière, élu CGT, salarié depuis 16 ans chez Flauraud et qui avait combattu le PSE en 2021 préparé par l’ancien DG Olivier Guillaume. Pour les syndicats, la nomination de Cédric Kuhn, un profil de financier, est une surprise car tous les précédents DG étaient des spécialistes de la PR. Hormis le départ de Stéphane Robert (ancien directeur du marketing et de la communication) et Stéphane Drouillard, le CODIR (comité de direction) est maintenu et réfléchit à la meilleure stratégie pour retrouver de la croissance. Dans cette période transitoire, des questions restent en suspens. La nouvelle concurrence de l’ensemble MGA-Barrault, entré dans le giron du groupe suisse en 2022, reste problématique, même si l’entreprise auvergnate continue de s’approvisionner chez MGA. « C’est une déception car avec Barrault, nous pouvions concurrencer les leaders », regrette le syndicaliste.
Les revendications pour une relance
Persuadés qu’il faudrait revenir aux marques propres à Flauraud comme Technika, les élus du CSE ont mis en avant leur vision des choses et les atouts de l’entreprise qui était le cinquième distributeur : l’ancrage territorial, la proximité et une logistique performante. Le CSE demande aux managers d’aller chercher de nouveaux marchés, de soutenir davantage les nouveaux magasins et de relancer des services comme les ateliers techniques (réparation d’injecteurs) qui ont été fermés. L’audit initiée par FairCap sur tous les grands pôles (commercial, logistique, etc.), qui va permettre de scruter le marché pour trouver le meilleur angle stratégique, pourrait faire bouger les choses, bousculer l’organigramme et fait craindre des suppressions d’emplois.
Confiants mais vigilants
Même si ce nouveau virage, après la vente à PGA Motors en 2016 suivie de l’entrée dans le giron d’Emil Frey, a déstabilisé les équipes commerciales, l’arrivée de ce quadragénaire surdiplômé a rassuré le personnel. La baisse d’activité liée au départ de l’actionnaire principal aurait été compensée, d’anciens clients reviendraient et l’ambiance de travail serait plus sereine. « On portera une attention particulière aux initiatives de Cédric Kuhn et à ses sollicitations pour l’accompagner. La prochaine étape est de retrouver notre autonomie et un fonctionnement normalisé », conclut avec optimisme Rémi Veyssiere.