[En partenariat avec DAF CONSEIL] Former moins, risquer plus : l’alerte compétences en atelier

, mis à jour le 10/02/2026 à 15h04
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Malgré l’essor des véhicules électrifiés, le moteur thermique reste largement dominant dans le parc automobile. Injection, dépollution ou diagnostic moteur demeurent donc des compétences clés en atelier. Or le vrai signal d’alerte ne réside pas tant dans les besoins en formation sur les véhicules électriques, que dans la baisse des formations sur les motorisations thermiques de dernière génération (Euro 5 et 6). Lors de la dernière édition du salon EQUIPAUTO, un questionnaire mené auprès de nombreux ateliers a révélé un niveau technique préoccupant : plusieurs garages présentent des lacunes sur des fondamentaux essentiels, et certains techniciens ne disposent même pas des bases solides pour intervenir efficacement sur les moteurs thermiques.

 

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Ce recul de la formation n’est pas neutre. Les réparateurs qui limitent leurs parcours techniques aux seules obligations réglementaires se retrouvent exposés à des pannes mal diagnostiquées, à des interventions prolongées et à une perte de rentabilité. Plus inquiétant encore, le manque de compétences sur les fondamentaux thermiques peut fragiliser la crédibilité de l’atelier auprès des clients, même lorsque ceux-ci ne possèdent pas de véhicules électrifiés.

Le questionnaire EQUIPAUTO a également mis en lumière une hétérogénéité des niveaux entre collaborateurs. Certains techniciens maîtrisent parfaitement les systèmes modernes, tandis que d’autres restent sur des bases anciennes. Cette disparité accentue les risques d’erreurs, ralentit le flux d’intervention et crée des frictions dans l’organisation de l’atelier. La solution ne réside pas dans une formation ponctuelle, mais dans une montée en compétence continue et structurée, combinant thermique, hybride et électrique.

Se former en permanence, c’est non seulement sécuriser les interventions et garantir la satisfaction client, mais aussi préparer l’atelier à absorber les nouvelles technologies sans perdre en efficacité sur le parc existant. Les résultats de ce questionnaire rappellent que la compétence est un capital fragile : la négliger aujourd’hui, c’est prendre le risque de voir l’atelier en difficulté demain, quel que soit le type de motorisation.

Pour en savoir plus, cliquez ici. 

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