Vulco évolue avec son temps
L’enseigne de négociants spécialistes garde le pneumatique pour cœur de métier. Mais ses adhérents doivent aujourd’hui passer par la case ‘électronique’, voire électrique, pour l’entretien – même courant – des véhicules. Ou comment la "mécanique 2.0" s’invite dans les ateliers…
L’évolution galopante des technologies embarquées impacte le métier de pneumaticien. Entre les habilitations nécessaires pour intervenir sur les véhicules électriques ou les aides à la conduite au premier rang desquels figure l’Adas, les ateliers doivent s’adapter ! Le témoignage de Yoann Boulon, directeur d’exploitation de l’adhérent SAS-HRP (Holding Rhodanienne du pneumatique), situé à Génas (69), est éloquent : s’il ne pratique pas de mécanique lourde, le spécialiste voit progressivement arriver ces nouveaux besoins. « L’électrification en tant que telle ne transforme pas notre modèle pour le moment. En revanche, les technologies embarquées comme les aides à la conduite, l’électronique de plus en plus présente et pointue, nous obligent à revoir nos compétences », analyse-t-il. Aussi, pour accompagner l’électrification du parc, chacun des six centres HRP dispose d’un référent habilité B2VL par le GNFA et au moins un autre technicien habilité B0VL.
Accompagner le réseau
Surtout, la généralisation des systèmes électroniques a poussé l’adhérent à se mettre à la page, avec la systématisation du diagnostic électronique et le recalibrage des systèmes d’aides à la conduite (Adas). Si le métier n’est donc pas radicalement bouleversé par l’arrivée des véhicules électriques, l’évolution du parc impose une montée en compétences. Et donc un accompagnement des adhérents dans la durée : « À mesure que le parc automobile évoluera, nous devrons continuer à adapter nos pratiques, nos formations et notre organisation. L’électrification est une étape supplémentaire dans la transformation d’un métier qui conjugue désormais expertise terrain, maîtrise des normes de sécurité et compréhension de systèmes toujours plus connectés », déclare Camille Mounier, présidente-directrice générale de Vulco.