REV Bus&Truck bâtit son avenir
La joint-venture entre le groupe Maurin et REV Mobilities appuie sur l’accélérateur. Elle a inauguré ce mois-ci à Villefranche-sur-Saône son Lab et sa eFactory, un site concentrant son centre de R&D et sa ligne de production.
REV Bus&Truck s’est doté d’un outil à même de faire passer le rétrofit en phase industrielle : la joint-venture vient d’inaugurer son Lab & eFactory, nouveau centre industriel et technologique s’étendant sur 1 600 m² à Villefranche-sur Saône, au nord de Lyon. Il y agrège son bureau d’études, le prototypage, le service des homologations, la production et le "kitting" (assemblage et contrôle qualité), sa logistique et son centre de formation.
150 kits prévus en 2026
S’il ne compte pour l’heure ‘que’ 34 salariés, le site doit rapidement monter en puissance : la joint-venture prévoit en effet de passer à 60 collaborateurs d’ici la fin de l’année. Objectif : atteindre 150 kits de rétrofit produits sur l’année pour des applications sur les modèles Iveco Crossway (Low Entry Euro 5 et High Range Euro 6 – un kit pour le modèle Low Entry Euro 6 sera prochainement commercialisé) et Mercedes Intouro, ces derniers représentant plus de 80 % du marché du transport scolaire et interurbain en France. Par ce biais, REV Bus&Truck fournira la Métropole de Rouen Normandie, suite à un appel d’offres portant sur 49 autocars, les groupes de transport Keolis, Transdev et RAPT Dev, et divers acteurs régionaux, comme le groupe Faure qui a annoncé en début de mois une commande de 12 autocars rétrofités.
Avec un TCO 25 % moins cher que celui d’un autocar diesel neuf, la solution de rétrofit constitue une alternative écologique et économiquement rentable. Elle permet, selon REV Bus&Truck, 87 % d’émissions en moins, et s’avère jusqu’à 70 % moins cher qu’un VE neuf. Les véhicules rétrofités sont également éligibles à plusieurs aides financières, comme le CEE, le suramortissement, d’éventuelles aides régionales.