Parc électrique en plein essor : défis et perspectives pour 2026

, mis à jour le 30/01/2026 à 21h21
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AvereFrance_VE_2025

2025 marque une année charnière pour le véhicule électrique en France. Avec un parc en forte croissance, l’essor des flottes professionnelles et de l'achat de particuliers, le marché s’affirme. Mais le VE fait quand même face à des défis. Ainsi, 2026 s’annonce comme une année clé. 

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Le parc roulant compte désormais plus de 1,5 million de véhicules 100 % électriques en circulation, appuyé par 180 000 points de recharge ouverts au public. Entre 2020 et 2025, ces infrastructures ont été multipliées par six, illustrant une trajectoire de décarbonation solide, dépassant même les motorisations essence en nombre d’immatriculations.

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte européen plus large. La Commission européenne a récemment présenté des propositions de flexibilité concernant l’objectif de fin de vente des véhicules thermiques en 2035, soulevant des interrogations sur la lisibilité des objectifs politiques de décarbonation.

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Infographie_VE2025_AvereFrance

Flottes professionnelles en tête, adoption progressive chez les particuliers

En France, la croissance du marché est largement portée par les flottes professionnelles, qui représentent 58 % des immatriculations de VE, notamment grâce aux avantages fiscaux. Cette orientation pourrait se renforcer au niveau européen, la Commission ayant proposé des objectifs à horizon 2030 et 2035 pour les entreprises de plus de 250 salariés.

Chez les particuliers, l’adoption a été plus progressive. Le leasing social a joué un rôle déclencheur, représentant 42 % des dossiers grâce à un financement par les certificats d’économies d’énergie (CEE). Malgré une aide réduite à 7 000 € par véhicule, 50 000 dossiers ont été enregistrés en quatre mois. Le gouvernement a par ailleurs confirmé, fin 2025, le maintien du bonus écologique, également financé par les CEE.

Le coût du véhicule électrique face aux aides à la recharge

Des incertitudes demeurent toutefois sur les aides à la recharge. Le projet de loi de finances 2026 prévoit la suppression du crédit d’impôt de 500 € pour l’installation de bornes de recharge pilotées à domicile (CIBRE), une mesure dont l’Avere-France demande la prolongation jusqu’à fin 2027.

Sur le plan économique, le coût total de possession confirme l’avantage du véhicule électrique. Pour la majorité des usages, son TCO est inférieur à celui d'un véhicule thermique, le coût moyen de la recharge étant trois fois inférieur à celui d’un plein de carburant à kilométrage équivalent au premier semestre 2025.

Si le VE s’est imposé dans le parc roulant, l’électrification des mobilités lourdes reste un défi. L’objectif de 70 000 poids lourds électriques en circulation d’ici 2030, fixé par la Stratégie nationale bas-carbone, apparaît difficilement atteignable sans une stratégie nationale plus ambitieuse.

2026, année clé pour l’électrification

L’année 2026 devra ainsi marquer une phase de maturité et de passage à l’action. La diversification de l’offre s’accompagne de nouveaux enjeux, notamment la qualité de service des infrastructures de recharge et la sécurisation des équipements, dans un contexte de recrudescence des vols de câbles. Elle sera également déterminante pour la mise en œuvre du plan gouvernemental d’électrification des usages.

Les chiffres 2025

•    1 véhicule sur 5 immatriculé était 100 % électrique,
•    177 886 transactions de VE d'ccasion (+ 30 % en un an),
•    85 501 points de recharge ouverts au public (+ 20 %),
•   22 858 points de recharge très haute puissance (supérieure à 150 kW).

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