Les contrôleurs au cœur des campagnes de rappel

, mis à jour le 04/02/2026 à 16h40
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Takata affiche ministère 2026

Après la première étape de sensibilisation des automobilistes concernés par la campagne de rappel des airbags Takata, les centres de contrôle technique viennent d’entrer dans la phase 2, les impliquant plus directement dans le suivi des rappels. 

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Dès février 2025, les pouvoirs publics avaient sollicité les organismes de contrôle technique afin qu’ils contribuent à informer les automobilistes dont les véhicules étaient équipés d’airbags Takata concernés par un rappel. Depuis, cette action d’information a permis de toucher plus de 600 000 conducteurs.

Depuis le 1er janvier 2026, le rôle des contrôleurs a changé de dimension. Ils sont désormais mandatés pour sanctionner l’absence de réalisation du rappel, en délivrant soit une contre-visite critique, soit un commentaire assorti d’une défaillance grave, selon la gravité du risque et l’existence ou non d’un "stop-drive". Au cours du premier mois de l’année, au sein du réseau Dekra, 0,5 % des véhicules contrôlés ont fait l’objet d’une contre-visite critique pour airbag Takata, tandis que 0,4 % ont reçu un commentaire signalant une défaillance grave sans immobilisation immédiate du véhicule.
 

Transmission des informations des automobilistes

La nouvelle implication des centres s’accompagne également d’une obligation renforcée de transmission des données d’identification des propriétaires (nom, adresse, e-mail, téléphone) à l’OTC, pour chaque contrôle technique effectué. « Ces données sont conservées par l’OTC dans le strict respect du RGPD et seront utilisées exclusivement pour faciliter les futures campagnes de rappel liées à la sécurité routière. Les constructeurs rencontrent en effet parfois des difficultés à identifier et contacter les propriétaires actuels des véhicules concernés », précise Karine Bonnet, directrice générale de Dekra Automotive France.

Centres mobilisés

Comment les centres de contrôle ont-ils accueilli cette nouvelle obligation ? « Ils la considèrent comme faisant pleinement partie de leur mission de sécurité routière. Leur principale préoccupation concernait la fiabilité de la mise à jour des bases de données par les constructeurs pour éviter des contre-visites injustifiées. Mais ils ont été rassurés par le fait que les constructeurs sont désormais soumis à des amendes en cas de non-respect de cette obligation de mise à jour », souligne Karine Bonnet. 

En pratique, l’impact pour les centres se concentre surtout sur « la pédagogie et la gestion de la relation client, notamment lors de la remise du procès-verbal et de la vérification des coordonnées ». Si près d’un million de véhicules devraient repasser une contre-visite dans le cadre du rappel Takata, les professionnels savent aussi que cette campagne constitue un prélude : les centres de contrôle technique seront progressivement intégrés à l’ensemble des campagnes de rappel liées à la sécurité routière, renforçant encore leur rôle clé dans la prévention des risques.

Caroline, directrice des rédactions Auto chez Zepros, décrypte mutations et enjeux de l’après-vente auto : transition énergétique, réglementations, logistique, métiers et acteurs du secteur.
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