Une entreprise sur cinq ignore l’empreinte carbone de son parc automobile

Philippe Lamigeon
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ALPHABET

Alphabet vient de dévoiler les résultats de la deuxième édition de son étude European Fleet Emission Monitor (EFEM). Il ressort qu’un nombre important de gestionnaires de flotte se disent peu au fait de la directive européenne sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD) ou la jugent non pertinente. 

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D’ici à 2026, quelque 49 000 entreprises de l’Union européenne seront concernées par la directive sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD). Déjà, les plus importantes doivent publier la manière dont les aspects environnementaux, sociaux et éthiques de leur gouvernance affectent le changement climatique. Dans l’étude EFEM d’Alphabet, il ressort que 64 % des entreprises européennes considèrent les flottes durables comme un objectif stratégique et 62 % aspirent à une électrification complète. L’étude montre qu’un nombre important de gestionnaires de flotte se disent peu au fait de la directive européenne ou la jugent non pertinente pour leurs plans de développement durable. 

L’étude, qui se base sur les réponses de plus de 1 000 décideurs dans 12 pays européens, souligne que 56 % des entreprises ne s'inscrivent pas dans le dispositif CSRD en termes de transformation durable de leur flotte. « La transition vers une flotte neutre en carbone est un processus difficile et progressif, qui ne se fait pas du jour au lendemain. Dans le cadre du CSRD, les entreprises sont désormais obligées de communiquer sur leur progression, mais nombre d'entre elles sous-estiment encore les efforts considérables nécessaires pour minimiser les émissions de CO2 et avancer dans leur processus d’électrification », déclare Markus Deusing, P-DG d'Alphabet International.

Si la moitié des entreprises interrogées s'engagent désormais à réduire les émissions de leurs véhicules, dont certaines en dessous de 100 g/km de CO2, 44 % dépassent cette limite. La raison vient du fait que plus de 20 % des entreprises européennes ne connaissent pas le niveau d’émissions de CO2 de leur flotte. « L'adoption d'outils et de plateformes numériques reste un défi pour de nombreuses entreprises. En n'exploitant pas les informations tirées de l'analyse des données, les entreprises passent à côté d'une occasion en or. Ces données ne sont pas seulement essentielles pour améliorer le reporting sur le développement durable, elles permettent aussi d’élaborer le meilleur mix de motorisations pour les flottes », reconnaît M. Deusing.

L’électrification des flottes reste une démarche complexe et bien des entreprises sous-estiment la complexité du processus. Du reste, 44 % des gestionnaires de flotte se disent mal ou assez peu informés sur les questions liées à l'e-mobilité. Si les entreprises « n’adoptent pas une gestion digitalisée de leur flotte, ne l'électrifient pas et ne déploient pas l'IA et la surveillance des données, elles n'atteindront pas ces objectifs. Chez Alphabet, nous développons activement des solutions de pointe qui permettent à nos clients de relever les défis mis en lumière par notre étude et de faire progresser leurs résultats en matière de durabilité, pour une mobilité optimisée. Comprenant les difficultés auxquelles nos clients sont confrontés dans l'électrification des flottes, Alphabet s'engage à accompagner chacun d'entre eux dans cette transition avec des solutions sur mesure et un soutien stratégique », conclut M. Deusing.
 

Philippe Lamigeon
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