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Mobilians lance un guide pratique pour traiter les VHU électrifiés

Jérémie Morvan
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Mobilians_Guide VE VH pour centres VHU_Poincelet Herail

La branche Recycleurs de VHU va éditer ses recommandations pour permettre aux professionnels du secteur d’anticiper les changements induits par la montée en puissance du parc électrique / hybride sur le métier. Si installations, process et compétences vont nécessiter des investissements importants, ceux-ci s’avèrent indispensables pour s’ouvrir les portes du business du recyclage des batteries…

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Sous le titre « Recommandations dédiées au traitement des véhicules électriques et hybrides à adopter par les centres de recyclage de véhicules hors d’usage (VHU) », Mobilians annonce l’édition d’un guide très pratico-pratique afin de permettre à ses adhérents déconstructeurs d’anticiper l’impact que va générer sur leur métier la réception des véhicules électrifiés (véhicules électriques et véhicules hybrides). S’appuyant sur une étude poussée de plus de 130 pages réalisée sur 18 mois par l’Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques), la branche métier Recycleurs de VHU en a extrait la substantifique moelle pour concevoir un guide de 17 pages pour faire un état des lieux des risques liés à la collecte et à la déconstruction de ce type de véhicules et mettre en lumière les investissements (conséquents) liés aux installations et aux nouveaux process, lesquels vont impliquer des compétences nouvelles de la part des collaborateurs. Ce guide sera diffusé le 13 juin prochain – date du congrès de Mobilians – auprès des professionnels adhérents de l’organisation professionnelle.

Process redéfinis, équipements normés

Car s’ils ne représentent à date que moins de 1 % des véhicules traités par les centres agréés VHU, la transition énergétique va mécaniquement faire croître ce volume. Dans ce cadre, le président de la branche, Patrick Poincelet, est formel : « Le process de réception comme de déconstruction des VE/VH va profondément changer nos métiers ; tous nos métiers… » Les branches métier Réparation comme Dépannage-remorquage sont elles aussi en première ligne sur le dossier.

Mise en sécurité et consignation du véhicule, dépose de la batterie, voire désincarcération s’il y a eu choc, diagnostic d’un composant représentant plus de la moitié de la valeur du véhicule, stockage du véhicule comme de sa batterie, transport de cette dernière en sortie de centre… autant d’étapes du traitement des véhicules abordées dans ce guide. Zones de quarantaine dédiées (avec une capacité d’accueil de vingt véhicules maximum), murs répondant à la norme RIE60, bâches anti-feu, caméras thermiques, bennes nécessaires à une éventuelle immersion du véhicule… les installations des centres agréés vont devoir subir d’importantes modifications. Des investissements inévitables, qu’il faut donc anticiper.

La batterie nouveau nerf de la guerre

Si le véhicule n’est pas considéré comme étant « à risque », il redevient – une fois la batterie déposée – un véhicule classique, sur lequel le centre va prélever l’ensemble des organes afin de les commercialiser en tant que pièces de réemploi, partir en remanufacturing ou en déchets (valorisation matière). Mais le président de la branche métier voit dans la batterie le futur nerf de la guerre, un business à côté duquel il ne faut pas passer. Après diagnostic, le déconstructeur pourra soit la remettre sur le marché de l’après-vente, soit la revendre pour devenir batterie de stockage stationnaire, soit encore intervenir sur le pack batterie pour la réparer ! De nouvelles opportunités qui impliquent une sérieuse montée en compétences des collaborateurs. Compte tenu de l’ensemble de ces nouvelles réglementations, Patrick Poincelet estime que les centres de déconstruction devront inévitablement grandir. Une taille critique que l’ensemble des 1 700 centres agréés aujourd’hui ne pourront pas atteindre…

Reste que, « depuis plus d’un demi-siècle, nous sommes leaders sur le marché des moteurs thermiques en deuxième monte. Il n’y a pas de raison pour que la profession ne prenne pas le virage de l’électrique et qu’elle s’approprie le business de la seconde vie des batteries de traction électrique », professe-t-il.

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Jérémie Morvan
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