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Quand la peinture influe sur la sinistralité

Romain Thirion
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Clio 2 verte

Selon une étude CarVertical, certaines couleurs de véhicules sont plus susceptibles que d’autres d’être impliquées dans les accidents. Et ce, indépendamment du niveau d’équipement du véhicule en ADAS.

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La prime d’assurance a beau ne pas – ou ne plus – prendre en compte la couleur du véhicule dans son calcul, CarVertical pourrait bien donner des idées aux assureurs avec sa dernière étude. Menée sur plus d’1 million de voitures particulières en Europe en 2023, elle permet de se rendre compte que la teinte choisie par le conducteur a des conséquences au-delà de la simple appréciation esthétique du véhicule, ou de la complexité de sa remise en peinture. En effet, les couleurs criardes disent beaucoup du comportement du conducteur au volant.

Un lien couleur/conduite supposé

Et si l’ensemble des véhicules jaunes et rouges examinés par CarVertical ont été endommagés à hauteur de 50,6 % et 49,8 %, c’est aussi parce que les personnes qui les choisissent ont une conduite pour le moins sportive. « Nous pouvons supposer que toutes les couleurs présentant les taux d'accidents les plus élevés sont souvent choisies par des conducteurs qui veulent se démarquer. Peut-être prennent-ils un peu plus de risques dans leurs déplacements quotidiens », s’interroge Matas Buzelis, expert automobile – et non expert en automobile – chez CarVertical.

Pourtant, l’entreprise spécialisée dans le recueil d'informations sur l'historique des véhicules reconnaît dans le même temps que les couleurs vives sont considérées comme plus sûres. Car les véhicules concernés sont plus visibles par mauvais temps ou dans des conditions de faible luminosité. Des conditions météorologiques qui font qu’une finition plus sombre occasionne plus de sinistres que le jaune et le rouge : le marron. En effet, les véhicules qui arborent une nuance de marron sont impliqués dans 51% des accidents, parmi tous ceux contrôlés sur CarVertical au niveau européen.

Le vert à l’amende

En France, en revanche, le marron, moins tendance, passe derrière le vert, couleur la plus accidentogène avec 46,6 % de dommages parmi les véhicules étudiés. Plusieurs modèles récents et populaires signés Peugeot ou Dacia ont redonné leur blason au vert, mais force est de constater que cette teinte est particulièrement pénalisée la nuit. Au contraire de l’orange, considéré comme un bon choix pour ceux qui veulent être visibles sur la route. Mais question sécurité et, surtout, visibilité en tout temps et à toute heure, le gris (44,7 %) et le blanc (44,5 %) sont à privilégier. Car elles sont moins souvent impliquées dans des accidents, selon CarVertical.

Romain Thirion
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