Autodistribution : Surperformer le marché malgré les défis conjoncturels

, mis à jour le 23/07/2026 à 09h12
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AUTODISTRIBUTION COMPTOIR

Après avoir bouclé 2025 sur une belle performance avec des revenus dépassant les 2 Md€ (cumul VL et PL pour les distributeurs privés et les filiales), soit une progression de 3 % sur un marché à + 0,5 %, le leader français de la rechange indépendante espère rester sur sa lancée pour 2026.

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 « L’ambition d’Autodistribution est de surperformer le marché cette année encore. Cependant, les incertitudes sont plus fortes que les années précédentes, avec de nombreux paramètres que nous ne maîtrisons pas : les tensions géopolitiques vont-elles se poursuivre ? La consommation de carburant et le kilométrage des automobilistes vont-ils revenir à la normale ? Le marché est très compliqué à déchiffrer », note Frédéric Gaillard, DG des Opérations BtoB France d’Autodistribution (PHE). Si, sur le premier trimestre 2026, PHE France annonce une croissance organique de 2,4 %, la période avril-mai s’est positionnée largement sous cette tendance. « Nous pensions faire mieux, mais avec une consommation de carburant en chute libre de 15 % en avril et de 30 % sur la première quinzaine de mai, il était logique que nous ressentions un impact négatif. »

Des ventes en recul associées à une augmentation des coûts d’exploitation et d’achat des produits (particulièrement ceux issus de la chimie) pourraient s’avérer un cocktail dangereux ! Si le risque de “décroissance” reste possible en cas de persistance des tensions géopolitiques, on reste cependant optimiste chez Autodistribution, « sur un marché structurellement bien orienté » et fort de fondamentaux jugés solides, encore consolidés par le déploiement continu d’offres et de services ciselés pour soutenir le business.

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PRZP GROUPEMENTS_GAILLARD Frederic_AUTODISTRIBUTION

Des chantiers en cours en bonne voie

Dans la “to-do list” des équipes avait été lancé, l’année passée, le reformatage de l’architecture du site Autossimo, l’objectif étant d’aligner la plateforme sur les standards du e-commerce moderne (mobile, responsif, simplifié, optimisation de la robustesse et de la sécurité). La nouvelle version est en cours de déploiement progressif, testée en bêta par un panel de clients afin d’assurer une ergonomie en phase avec les besoins et les usages des garages. Le début du déploiement généralisé est prévu pour le premier trimestre de l’an prochain.

Autres chantiers en cours : le service de suivi de commande en temps réel en ligne, dont le déploiement sera finalisé en septembre dans les vingt-quatre filiales et qui sera étendu aux indépendants début 2027. Même rythme d’adoption prévu pour l’outil de gestion des commerciaux de terrain, Hub 360 (remplaçant de l’ancien e-book).

Enfin, les services support ont mobilisé d’importantes ressources (finance, comptabilité, IT, opérations commerciales) pour accompagner la mise en œuvre de la réforme de la facturation électronique, qui va toucher dès septembre les entités générant plus de 50 M€ de CA. « Un dossier qui a des impacts opérationnels et organisationnels forts pour nous et nos partenaires. » Un investissement et une contrainte de plus à assumer pour des acteurs déjà confrontés à un marché bousculé.

« Ce cap des 1 500 garages AD Mécanique est un marqueur fort »

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DESROUFFET Laurent Autodistribution
Laurent Desrouffet, DG des réseaux VL Autodistribution.

Avec 3 859 enseignes sous enseigne* et un gain net de 250 nouveaux adhérents sur 2025, satisfecit de Laurent Desrouffet, DG des réseaux et des activités de réparation VL Autodistribution. Avoir passé le cap symbolique des 1 500 réparateurs mécaniques est « le résultat du travail des équipes, mais aussi de l’engagement des distributeurs qui disposent aujourd’hui d’équipes dédiées à l’animation des réseaux ». Il y voit également un changement de paradigme des garagistes, « qui considèrent désormais les réseaux comme un soutien essentiel face au vieillissement du parc automobile, aux ruptures technologiques et à la concentration du marché ». Autre motif de satisfaction : la santé financière des ateliers adhérents, sans signe d’accélération des défaillances. Prudent, il va cependant scruter avec soin la dynamique de l’activité de septembre, « marqueur de l’état de l’économie française et de son impact sur la réparation automobile ».

La tête de réseau continue de garnir sa boîte à outils pour aider les ateliers à être à la fois « en mesure d’offrir un service économiquement abordable et d’intégrer les nouvelles technologies pour rester compétitifs ». Au cœur de l’action se trouve la formation, avec un socle obligatoire instauré en 2024 grâce auquel 2 000 réparateurs sont d’ores et déjà formés en mécanique (habilitation électrique, Passthru, entretien BVA…) et en carrosserie (ADAS, réparation des plastiques…). « La formation n’est plus perçue comme un irritant mais comme un levier de développement du chiffre d’affaires et de sérénité dans la maîtrise des technologies », se réjouit Laurent Desrouffet. En parallèle de la formation, la tête de réseau a accéléré l’accompagnement au recrutement des talents : profils de fonction mutualisés et accords avec des plateformes de diffusion d’annonces (Job2Move, Indeed, HelloWork). Et pour attirer les jeunes talents, des partenariats ont été mis en place avec des CFA régionaux (Brive-la-Gaillarde, Le Maray, Clermont-Ferrand…) pour créer des classes spécifi ques de jeunes (8 à 10 personnes) avec une implication forte des réparateurs AD et des distributeurs locaux (équipement des CFA).
* 1 512 AD Mécanique, 829 AD Carrosserie, 996 Autoprimo, 522 Staff Auto.

Caroline, directrice des rédactions Auto chez Zepros, décrypte mutations et enjeux de l’après-vente auto : transition énergétique, réglementations, logistique, métiers et acteurs du secteur.
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