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Les grossistes s’essoufflent

, mis à jour le 02/06/2026 à 13h06
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DISTRIBUTION logistique situation humain

Dans un environnement macroéconomique français stagnant, l’activité du commerce de gros (tous secteurs) progresse d’un "petit" 1% sur le premier trimestre 2026. Dans ce contexte, les stockistes auto continuent d’afficher une faible croissance, selon le baromètre CGF/Xerfi Specific. 

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Le début d’année souffre d’une atonie de l’économie qui ne gagne pas un point de croissance sur le premier trimestre. Le commerce extérieur retourne dans le rouge et la consommation des ménages y entre doucement (- 0,1 % au T1). « Seules les variations de stock (liées essentiellement aux produits aéronautiques) contribuent positivement à la croissance ce trimestre », note-t-on dans le baromètre trimestriel de la Confédération des grossistes de France avec Xerfi Specific. 

Dans ce contexte, l’activité du commerce de gros progresse d’à peine 1 % sur les trois premiers mois de l’année, soit + 1,3 % en glissement annuel. « Après plusieurs trimestres d’amélioration progressive, le commerce de gros montre des signes d’essoufflement. Certains secteurs, comme la santé ou l’agroalimentaire, restent dynamiques, mais d’autres continuent de subir les effets d’une consommation affaiblie et du manque de visibilité économique. Plus que jamais, les entreprises du commerce de gros ont besoin de stabilité, de visibilité et d’un environnement favorable à l’investissement pour préserver leur compétitivité et soutenir durablement l’économie française », commente Stéphane Antiglio, président de la CGF

Baromètre CGF/Xerfi T1 2026 : des distributeurs tendus

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CGF Xerfi T1 2026 _ Anticipation d’activité
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CGF Xerfi T1 2026 _ Anticipation d’activité
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CGF Xerfi T1 2026 _ Poids des coûts logistiques
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CGF Xerfi T1 2026 _ Evolution des taux de marges brute
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CGF Xerfi T1 2026 _ Evol. prévue des tarifs fournisseurs de marchandises

Moral en berne pour les distributeurs PR

En zoomant sur l’activité des grossistes de pièces de rechange auto, l'activité reste atone avec une faible reprise d’élan sur ce T1 (+ 0,6%), selon le baromètre Feda/Xerfi. D’où une vague de pessimisme chez les distributeurs, dont la part de ceux anticipant une baisse d’activité est à la hausse, s’aggravant de dix points depuis le T4 2025 pour s’établir à 38 % au T1 2026. Ils sont cependant encore 10 % (+ 2 points vs T4 2025 à viser de la croissance). 36 % déclarent une dégradation de leur trésorerie, contre 7 % qui la voit s’améliorer. 

De même, les délais de paiement de leurs clients sont à la hausse pour 20 % du panel interrogé par Xerfi. A contrario, les défauts de paiement sont à la hausse pour 10 % d’entre eux mais à la baisse pour 7 %. Trois répondant sur dix enregistrent des taux de marge à la baisse. Effets conjugués de la crise au Moyen-Orient,  le poids du coûts de transports s’enflamme pour 62 % des répondants (soit 40 points de plus vs T1 2025). Et même cause, même effet : la même proportion de répondants s’attend à une hausse des tarifs fournisseurs. Sauf que pour que cette tendance soit un levier pour gonfler leur CA, faut-il encore que les distributeurs soient en mesure d’appliquer ces hausses sur leurs propres tarifs… ce qui devient de plus en plus compliqué face à des clients garagistes confrontés à des automobilistes au pouvoir d’achat en berne. Une équation compliquée à résoudre débouchant sur un certain attentisme, pour ne pas dire pessimisme, des distributeurs qui annoncent des intentions d’embauche en recul (10 %). Reste que ce contexte global tendu n'empêche pas certains acteurs de la distribution de performer

Caroline, directrice des rédactions Auto chez Zepros, décrypte mutations et enjeux de l’après-vente auto : transition énergétique, réglementations, logistique, métiers et acteurs du secteur.
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