Naissance de Partivia : la structure d’achat de Nexus

, mis à jour le 15/01/2026 à 10h25
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ROGGEBAND Roberto PARTIVIA NEXUS

Nouvelle étape stratégique pour Nexus Automotive International, qui vient de lancer sa nouvelle unité dont la mission est la consolidation des achats des membres de la communauté. Décryptage de son pilote, Roberto Roggeband.

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Annoncée par Gaël Escribe (CEO de Nexus Automotive International) en fin d’année, la nouvelle filiale "plateforme d’approvisionnement" de Nexus, qui vient d’être officiellement lancée, s’intègre au pilier "approvisionnement" (avec SmartParts/DRIVE+) de la nouvelle configuration de Nexus, passée fin 2025 du statut de "centrale de référencement " à celui, plus large, de "groupe".

Missions de Partivia : construire un modèle innovant et évolutif, appelé à terme à dépasser les frontières des traditionnelles centrales d’achat, permettant d’optimiser l’alignement avec les partenaires fournisseurs, de mutualiser au maximum les achats des membres, avec à la clé des conditions évidemment améliorées, d’harmoniser la gestion des catégories de produits…

Aux commandes, Roberto Roggeband, un fin connaisseur de l’après-vente auto alignant vingt ans d’expérience – chez ZF, Magneti Marelli ou encore chez LKQ-Rhiag, où il a passé dix ans –, a  intégré Nexus en septembre dernier pour être le maître d’œuvre et pilote de la nouvelle entité. Partivia démarre avec un noyau dur de treize membres, aux profils très variés mais unis par « la fierté d’appartenir à la communauté Nexus et la volonté d’y apporter un soutien indéfectible ».

Europe "first"

Autre point commun de ces membres fondateurs : être tous acteurs sur le marché européen. On citera : Alternative Autoparts et ID Rechange en France, mais aussi Cerca en Espagne, GSF au Royaume-Uni… Parmi ces membres fondateurs figurent également l’Allemand Schäferbarthold GmbH, le Grec ViaCar, ainsi qu’un Roumain (Materom), un Suédois (ABR Sweden), un Finlandais (HL Group) et un Ukrainien (ASG). « Nous avons choisi de démarrer en Europe, un marché relativement homogène, tant en matière de marques que de culture.  Mais ce n’est que le début du voyage », prévient Roberto Roggeband.  Partivia s’inscrit ainsi dans une logique de construction progressive, fondée sur une approche pragmatique et séquencée.

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ESCRIBE Gael NEXUS

Démarche sélective

En attendant de dépasser les frontières du Vieux Continent, la centrale va s’attacher à gonfler ses rangs. « Nous sommes en discussion active avec quatre ou cinq autres membres qui souhaitent rejoindre les treize entreprises déjà embarquées dans le concept », mais pas question d’aller trop vite au risque de déstabiliser l’édifice en construction. Le recrutement se veut volontairement sélective : il ne s’agit pas encore d’imposer des engagements de volume – ce sera l’étape suivante – mais de s’assurer de l’adhésion des membres au modèle et à l’esprit de la centrale. « Nous privilégions les acteurs les plus proactifs, ceux qui acceptent de faire évoluer leur stratégie d’achat et de jouer pleinement le jeu de Partivia », souligne le dirigeant.  Une fois la structure totalement opérationnelle, viendra aussi le temps d’une accélération dans l’intégration des membres.

Des fournisseurs collaboratifs mais vigilants

Reste l’accueil des fournisseurs qui sont également au cœur de cette nouvelle aventure !  S’ils se montrent globalement collaboratifs, ils restent attentifs à ce qu’ils perçoivent comme une ligne de coûts supplémentaire liée au référencement. Là encore, Partivia entend jouer la carte de la sélectivité, avec des négociations annoncées comme exigeantes, mais « toujours équitables ».
Dans cette première phase, le sujet clé est de sélectionner des partenaires fidèles. « Nous n’embarquerons pas immédiatement l’ensemble de nos 90 fournisseurs partenaires. Sur ce premier exercice, nous allons prioriser la vingtaine de fournisseurs stratégiques de Nexus avant d’élargir progressivement le panel. »

Vocation mondiale

La phase 2 consistera à sortir du seul terrain européen pour s’élargir à l’ensemble des continents, dans la droite ligne de l’ADN Nexus, ostensiblement global. Dans cette phase, le concept sera exporté idéalement d’abord en Amérique du Sud, qui semble être le marché le plus demandeur de ce type de démarche, aux États-Unis, où la centralisation des achats est déjà ancrée, ou encore au Moyen-Orient… « Nexus est une communauté mondiale. Notre objectif est de déployer ce modèle à l’échelle globale, mais toujours avec pragmatisme, étape par étape », conclut le directeur de Partivia.

Caroline, directrice des rédactions Auto chez Zepros, décrypte mutations et enjeux de l’après-vente auto : transition énergétique, réglementations, logistique, métiers et acteurs du secteur.
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