AD Poids Lourds : La productivité au service de la performance

, mis à jour le 18/08/2026 à 11h44
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Guillaume Faures AD POIDS LOURDS

Dans un climat économique instable, le réseau AD Poids Lourds confirme sa solidité. En 2025, le groupement a atteint 412 M€ de CA (+ 3 %).

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Un bilan solide, tempéré cependant par une réalité terrain difficile : « Le principal enjeu aura été la santé financière de nos clients, avec une forte hausse des dépôts de bilan », déclare Guillaume Faurès, directeur de l’activité PL Autodistribution. Et cette pression sur la trésorerie des transporteurs s’est poursuivie début 2026. Malgré un premier trimestre dynamique, les mois d’avril et mai ont enregistré un coup d’arrêt, avant une reprise en juin. L’incertitude règne : si le vieillissement du parc doit normalement booster la maintenance, la consommation atone contraint les transporteurs à laisser une part de leurs véhicules immobilisés…

Relais de croissance

Pour contrer des constructeurs agressifs en après-vente, AD Poids Lourds active trois leviers de croissance. Sa MDD Isotech PL reste une arme majeure, avec une progression annuelle de 15 à 20 % et représentant jusqu’à 50 % des ventes sur certaines gammes. Elle doit s’enrichir d’une offre filtration cette année. Ensuite, l’activité grands comptes, via 60 accords nationaux, sécurise 30 % de son CA. Enfin, la centaine de points de service labellisés Premium Utilitaires enregistre en moyenne 20 % d’entrées supplémentaires sur ce segment de véhicules. « Le marché des utilitaires – environ 15 % du business des ateliers du réseau – joue un rôle d’amortisseur alors que l’activité se contracte sur le segment du VI », estime le directeur d’activité PL.

Objectif optimisation

Reste le point noir du secteur : la pénurie de techniciens, qui s’avère un véritable manque à gagner. Dans ce contexte, AD Poids Lourds vise à optimiser la productivité de chaque mécanicien. « On joue sur les heures supplémentaires, on travaille sur les process. On a reformé tous nos chefs d’atelier afin d’optimiser les délais entre la réception du véhicule et la facturation », détaille Guillaume Faurès. En parallèle, le réseau déploie ses tablettes de réception active – 50 % des ateliers sont équipés – afin de fluidifier le parcours du véhicule. Résultat : depuis le début de l’année, le réseau vend en moyenne 6 heures de plus par mécanicien et par mois, passant de 120 à 126 heures, avec un objectif de 130 heures ! En outre, sur un site pilote est actuellement testée la méthode des 5S (méthode kayzen) destinée à aller encore plus loin en matière d’organisation à l’atelier via l’optimisation du rangement, le pré-piquage de pièces, etc.

Jérémie, avec 20 ans d’expérience, suit chez Zepros Auto les réseaux multimarque et véhicule industriel, décryptant mutations, enjeux technos et transition énergétique du secteur automobile.
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