Ital Express : le stock, nerf de la guerre !

Jérémie Morvan
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Bel exercice 2021 pour Ital Express : outre une croissance organique ayant atteint 7 % à isopérimètre, l’entreprise a également continué d’investir en jouant sur de la croissance externe...

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Croissance organique, croissance externe... et diversification : Ital Express s’était en effet porté acquéreur du site marchand Consogarage fin 2019. Le distributeur spécialisé PL, VUL et agricole a racheté l’an dernier Anjou Diffusion, un distributeur spécialisé dans le machinisme agricole (notamment les roulements et les courroies). Avec le décollage de la fusée Consogarage et ce dernier rachat, le CA d’Ital Express est ainsi passé de 34,4 M€ en 2020 à 48,5 M€ l’an dernier ! L’exercice ne fut pourtant pas de tout repos : « À la crise sanitaire – qui avait perturbé en 2020 l’intégration de Consogarage, site marchand de vente de matériel de garage – est venue s'ajouter une crise de la supply chain, avec d’importantes ruptures d’approvisionnement et des délais significativement augmentés », se souvient Patrice Claverie, P-DG d’Ital Express. En parallèle, l’inflation sur les matières premières a impacté le pricing des pièces de rechange.

2022 : jusqu’ici tout va pour le mieux…

Depuis mars 2021, le distributeur a donc méthodiquement surstocké. Et continue de le faire : « On essaie tant bien que mal de jouer le jeu avec les équipementiers premium, on anticipe sur nos commandes ; mais on a toujours la capacité de pallier une rupture d’approvisionnement en ayant intégré des fournisseurs de "back up", au cas où… », précise le P-DG.

Malgré cette inflation galopante, Patrice Claverie ne note ni baisse d’activité, ni défaut de paiement de la part de ses clients. Porté par un marché PL du véhicule neuf qui subit de plein fouet les pénuries de composants, l’activité est même très dynamique en après-vente et l’entreprise enregistre à fin juin une croissance à deux chiffres. Reste que le conflit russo-ukrainien participe à cette inflation persistante, affaiblit l’euro et l’économie française ne subit pour l’heure qu’une partie des conséquences que ce conflit risque bien de générer, analyse le dirigeant. « Les hausses répétées du prix des pièces pourraient voir le marché s’orienter désormais vers le prix plutôt que la qualité », redoute-t-il.
 

Jérémie Morvan
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