Scania France : approche globale, TCO optimal
Afin d’optimiser toujours et encore le TCO de ses clients, la filiale française peaufine ses services après-vente. Au menu : parcours client personnalisé et fluidifié grâce au digital, élargissement de l’offre pièce et politique de recrutement innovante pour alimenter son réseau…
Dans un marché VN bousculé tant par le contexte économique national que géopolitique en 2025, Scania se hisse – pour la deuxième année consécutive - à la deuxième place du marché des ventes de VN en France avec 15,6 % de parts de marché. La marque au Griffon annonce ainsi une part de marché de 17,2 % sur le segment des tracteurs et une historique deuxième place sur celui des porteurs, à 13,3 % ! Dans un marché toujours incertain sur le début 2026, le constructeur scandinave pousse activement sur les services après-vente pour fidéliser toujours plus ses clients transporteurs.
Des services sur-mesure
« Les trois axes stratégiques définis par le groupe reposent sur la réduction des délais de livraison (NdlR : actuellement de 8 semaine en moyenne), l’orientation client et l’excellence opérationnelle. Notre positionnement premium nous impose d’offrir un parcours client du même niveau, qu’il s’agisse de nos produits comme de nos services », expose Benoît Tanguy, président de Scania France. Une offre de services à travers des contrats sur-mesure (modulaires), baptisés Service 360, lesquels vont être déclinés aux VO proposés par le réseau au troisième trimestre 2026.
Afin de maîtriser toujours mieux son TCO, Scania vise à une disponibilité maximale et des délais d’immobilisation réduits. La marque mise donc sur la maintenance prédictive : elle s’appuie sur son système Guardian, monitorant en le véhicule en temps réel et sur le portail digital MyScania depuis lequel le client transporteur comme l’atelier peut planifier l’entretien. Depuis cette année, le portail permet au transporteur de préréserver en ligne un rendez-vous.
Mais c’est aussi sur l’offre pièce que le constructeur annonce du nouveau en 2026. D’abord, l’arrivée prochaine d’une offre PIEC : « jusqu’ici disponible depuis une plateforme belge (Scania Vehicule Recycling), le réseau français pourra désormais également s’appuyer sur un centre VHU agréé à travers la Distribution Industrielle Automobile Nantaise (DIAN), filialisée en début d’année », déclare Nadine Fribourg-Blanc, directrice service et réseau. Ensuite, un programme VRS (Vehicule Related Service) en perpétuelle croissance et comptant 48 000 références à date pour les remorques et les véhicules autres marques. Un programme qui n’en comptait ‘que’ 25 000 un an plus tôt... Enfin, âge moyen du parc aidant, Scania lancera au T3 2026 une offre dépositionnée (-20 % en moyenne) sur une sélection de pièces afin de cibler l'entretien des véhicules de plus de 5 ans. Un lancement européen, l’allongement de la durée de détention des matériels concernant tous les marchés du Vœux Continent.
Une stratégie de recrutement innovante
La qualité de service passe aussi et surtout par les collaborateurs du réseau. Scania France continue ainsi de cultiver sa marque employeur en étant certifiée « Top employeur » pour la 8e année consécutive en 2025, en misant notamment sur la formation continue, avec plus de 23 000 heures dispensées l’année dernière dont une part significative allouée à la partie technique (925 stagiaires en 2025).
Et « parce que le vivier traditionnel n’est plus suffisant » selon Sandrine Monnier, directrice des ressources humaines Scania France, la filiale française innove cette année. Pour pallier le manque de bras dans les ateliers du réseau (111 points de service), Scania France a lancé une session-pilote d'un parcours en reconversion professionnelle. La philosophie : donner la priorité à la motivation plutôt qu’à un diplôme. S’adressant donc à des candidats sans diplômes en mécanique, ce parcours leur donne accès à une formation accélérée de 224 heures (soit 4 mois) durant laquelle ils bénéficient de l’enseignement du centre de formation technique d’Angers, complété par un apprentissage 'sur le terrain', dans une des succursales Scania France... avec qui ils ont dès leur entrée en formation un CDI à la clé ! Formés in situ aux méthodes du réseau, ils doivent être ainsi immédiatement opérationnels dès la fin de leur formation pour une maintenance complète de premier niveau.
« Nous avons souhaité axer ce recrutement sur la motivation des candidats, avant leurs compétences techniques, ainsi que sur leur capacité d’apprentissage car cette formation s’avère intensive puisque sur un format plus court », explique la DRH. Sur les 1500 contacts établis, seuls 5 ont été retenus pour cette première session qui a débuté en mars dernier. « Si le test est validé, Scania France pourrait disposer d’un vivier d’une vingtaine de techniciens supplémentaires par an (NdlR : à raison de trois sessions par an) », conclut-t-elle. Lesquels viendraient compléter les 30 à 40 alternants intégrant le réseau tous les ans.