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Mixité : 17 % de femmes dans l’entretien-réparation

Caroline Ridet
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WAVE mixité etude 2024

Comment progresse la parité dans l’écosystème automobile ? Ça avance, mais peut mieux faire, que ce soit dans l’industrie, le commerce comme la réparation-entretien, conclut l’étude sur la mixité dans la filière Wave-Roland Berger.  

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Sans surprise, l’industrie demeure masculine : seulement 32 % (+ 2 points vs 2018) des postes y sont tenus par des femmes. Cependant, ce taux tombe à 25 % pour l’industrie auto et 22 % pour la branche des services. En zoomant encore plus finement, on constate que ce sont les activités stations-service, écoles de conduite et location courte durée qui tirent la féminisation des services auto avec un pénétration supérieure à la moyenne. 

Le commerce VN attire les femmes à 21 % pour un petit 17 % en commerce de pièces de rechange et en atelier. L’étude note cependant que « les postes qualifiés sont souvent occupés par les salariés masculins (mécaniciens, carrossiers, peintres...), alors que les femmes sont encore majoritairement affectées à des postes administratifs (secrétariat, comptabilité, vente non spécialisée…) »

Et si 84 % des entreprises déclarent constater une amélioration de la mixité suite aux mesures prises et que 28 % des entreprises ont même un budget dédié aux politiques de mixité, la parité bouge lentement. 

Encourager les talents

Les principaux freins à un bond de la féminisation du secteur : outre les stéréotypes qui ont la vie dure, la pénurie de talents (88 % des répondants)  et le manque d’attractivité du secteur (63 %), selon l’étude portant sur plus de cinquante entreprises menées Roland Berger pour l’association WoMen and Vehicles in Europe (WAVE).  Améliorer l’image de la filière serait le premier levier à actionner pour booster la mixité, estiment près de 90 % des répondants, suivi par la valorisation des salariés pour un répondant sur deux. Une plus grande implication d’hommes dans les démarches de mixité serait également la bienvenue – dont 11 % sont encore insensibles aux inégalités homme-femme dans l’entreprise (contre 28 % en 2018). Enfin, un renforcement des formations initiales des femmes pourraient aussi contribuer à l’équilibre de la balance.

Reste que pour Elisabeth Young, la présidente, WAVE, le cercle vertueux est enclenché. « On sent un véritable engouement de la part de l’écosystème pour changer son image. La filière est en pleine croissance et innove constamment. C’est le moment pour elle de bouleverser son vivier de talents et d’intégrer les femmes de manière plus visible. »

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Caroline Ridet
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