Distrigo paye son Tribu à la FFC Mobilité

, mis à jour le 22/06/2026 à 15h07
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Christophe Bazin FFCM

Les plateformes pièces multimarques des distributeurs Stellantis continuent de se convertir à la cession de créance sous l’impact de l’organisation professionnelle. Dernier exemple notable : le Groupe Gemy, qui en profite pour promouvoir la procédure auprès de ses clients réparateurs.

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De Carvin (62) à Torcé (35), Christophe Bazin, secrétaire général de la FFC Mobilité Réparation & Services, continue d’évangéliser les clients des plateformes indépendantes Distrigo autour de la plateforme digitale Tribu. Dernières en date à l’accueillir, Logipar et sa directrice, Réjane Béroul, entendent surtout informer les réparateurs sur la pertinence de la cession de créance dans les dossiers de vitrage. Car l’essentiel des agréments, dans le secteur, se trouvent entre les mains des cinq principales enseignes de bris de glace que sont Carglass, Mondial Pare-Brise, France Pare-Brise, A+Glass, Glass Auto, auxquelles s’ajoute GlassGlass en ce qui concerne la pose mobile. Or, la réparation de bris de glace reste nativement une compétence des ateliers de carrosserie, indépendants ou appartenant à une concession.

Pour rappel, la cession de créance permet au réparateur non agréé de se faire payer directement par l’assureur sans avance de frais de la part du client. Un soulagement pour le particulier lorsque l’on prend en compte l’enchérissement du prix des pièces de vitrage ces dernières années, et l’inévitable facture de recalibration de la caméra avant qui va avec les pare-brise équipés. D’où la présence, aux côtés de Christophe Bazin, de Digital Car, spécialiste de la recalibration des ADAS en sous-traitance au sein-même des ateliers de réparation. L’entreprise, qui couvre désormais la quasi-totalité du territoire français, est le principal réseau expert dans le domaine et adhère à la FFC Mobilité depuis plusieurs années. Et pallie le manque d’équipement ou de savoir-faire de nombreux garages – concessions ou agences comprises – en la matière.

Ce tour de France des plateformes Distrigo est également l’occasion, pour la FFC Mobilité, de rappeler aux réparateurs présents la nécessité pour eux d’être enregistrés auprès du médiateur de la consommation. Sans cela, ils s’exposent à une amende salée en cas de contrôle de la DGCCRF : 15 000 € sans autre forme de procès. Un écueil évitable pour ne pas rejoindre les rangs des ateliers récemment épinglés par la répression des fraudes pour leurs manquements à leurs obligations légales. Un enregistrement automatique dès lors qu’ils adhèrent à une organisation professionnelle, insiste la FFC Mobilité, qui profite de la tournée pour expliquer les services d’assistance juridique qu’elle fournit pour ses membres. Et ce, jusqu’à les assister au tribunal.

Rédacteur en chef adjoint de Zepros Après-Vente Carrosserie, Romain couvre l'actualité des acteurs de la réparation-collision, du constructeur au réparateur, de l'assureur à l'expert en passant par l'équipementier et le distributeur.
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