LKQ Corp freiné par l’Europe

, mis à jour le 19/08/2026 à 11h31
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LKQ EUROPE FOURCE hub

La tendance observée en début d’année se confirme : pénalisé par des difficultés de déploiement informatique en Allemagne et un marché atone en Europe, non compensés par la légère reprise sur son marché domestique, le géant américain de la pièce enregistre un deuxième trimestre 2026 en demi-teinte. Pour autant, LKQ parvient à équilibrer son bilan sur le 1er semestre.

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Après un premier trimestre affichant un chiffre d'affaires organique « Pièces et Services » presque à l'équilibre (-0,4 %) malgré un repli de 4 % de l'activité européenne, le géant de Nashville pouvait espérer une meilleure dynamique au deuxième trimestre. Celle-ci devait être portée par son activité américaine en redressement (1,46 Md$ de CA et +0,5 % de croissance organique) ainsi que par une division "Specialty" performante (488 M$, soit +4,5 % de croissance organique).

Pourtant, sur ce deuxième trimestre, LKQ Corp. annonce un chiffre d'affaires global de 3,4 Md$, en baisse de 3 % par rapport au T2 2025. Le cœur du réacteur "Pièces et Services" subit de plein fouet cette baisse avec un repli global de 5,1 % de son CA organique. Du côté des bénéfices, le coup de frein est tout aussi net : le résultat net ajusté chute à 170 M$, contre 218 M$ au T2 2025.
 

LKQ Europe dévisse

Car l’Europe a pesé lourdement sur la balance ce trimestre avec un considérable repli de 12,6%  de ses ventes pour atteindre 3,06 Md$ de chiffre d'affaires trimestriel. En cause ? Une transition technologique difficile en Allemagne liée au déploiement du nouveau progiciel de gestion intégré (ERP). Cet accrochage opérationnel s'ajoute à une baisse sensible des volumes expédiés vers le Royaume-Uni et le Benelux.
Malgré ce passage à vide, Justin Jude, le P-DG du groupe, garde le cap. « Indépendamment de cet impact [en Allemagne, ndlr], l'équipe a réalisé d'importantes réductions de coûts qui ont largement compensé la baisse des volumes observée au Royaume-Uni et au Benelux. » Le dirigeant anticipe d'ailleurs un rebond : « Les fondamentaux de notre activité s'améliorent et, à mesure que le marché se redresse, nous prévoyons que ces gains opérationnels se traduiront par une meilleure performance financière et une rentabilité accrue au cours des prochains trimestres. »

Premier semestre à l’équilibre

Face aux difficultés des deux premiers trimestres, LKQ parvient toutefois à sauver ses six premiers mois de l'année. Le groupe affiche un chiffre d'affaires global stable de 6,87 Md$ (+0,5 % vs S1 2025), soutenu par l'activité américaine (+0,5 %, soit 2,7 Md$), par la croissance du segment "Specialty" (+4,4 %), et malgré une entité LKQ Europe à la traîne qui réalise néanmoins 3,06 Md$ de CA (-1,8 %). LKQ revoit ainsi ses prévisions d’atterrissage 2026 à la baisse et anticipe une évolution comprise entre -0,5 % et +1,5 %.

Toutes les options sur la table, y compris une vente

Au-delà des résultats trimestriels, c'est l'avenir même de la structure qui suscite des interrogations. L'examen stratégique engagé en fin d'année dernière prend une nouvelle tournure. Alors que le groupe envisageait en décembre 2025 la cession de son seul segment « Spécialités », le périmètre de réflexion s'est nettement élargi : l'option plus radicale d'une vente de l'intégralité du groupe est désormais ouverte. LKQ a toutefois réaffirmé dans sa dernière communication qu'aucun calendrier n'était fixé pour la conclusion de cette opération globale.

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Caroline, directrice des rédactions Auto chez Zepros, décrypte mutations et enjeux de l’après-vente auto : transition énergétique, réglementations, logistique, métiers et acteurs du secteur.
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