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Les tracteurs sauvent le semestre du marché VI

, mis à jour le 14/09/2026 à 16h26
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CSIAM bilan S1 2026

Les immatriculations de véhicules industriels neufs affichent un fragile équilibre sur les huit premiers mois de l'année. Ainsi, hormis le significatif segment « Tracteur » et celui des « Bus » et ses à peine plus de 1 000 immatriculations, tous les autres segments de VI sont dans le rouge, selon le dernier baromètre de la CSIAM. Et si l'électrification s'accélère (+30 %), le millier de versions électriques (PL et car & bus) ne suffit pas à porter le marché.

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« Un marché du véhicule industriel qui préserve une activité soutenue, malgré un léger repli des immatriculations en 2025 », commente la Chambre Syndicale Internationale de l’Automobile et du Motocycle dans son bilan du marché des véhicules industriels en France. 23 214 véhicules (+3,5 T) ont été immatriculés sur le 1er semestre 2026. De quoi maintenir une très légère croissance à +0,2 %… Une stabilité à mettre en perspective avec une croissance soutenue à +9,8 % des ventes du marché européen !

Un bilan en demi-teinte poussant jusqu'à août (huit mois analysés) résultant d'une dynamique bien disparate selon les segments. Ainsi, les immatriculations PL (+7,5 tonnes) ont chuté de 3,8 % sur la période de janvier à août 2026 vs la même période de 2025, particulièrement tirées vers le bas par les VI "de 7,5 à 16 T" qui s'effondrent de 25 %, tandis que les "+16 T" ne reculent que de 1,4 %. Et si l'on regarde par type de véhicule, il s'est vendu 5,6 % de plus de Tracteurs (14 922 unités) sur la période vs huit mois 2025. À l'inverse, les porteurs (11 143 unités) poursuivent leur chute à -14,1 %. Au total, la CSIAM retient l'hypothèse de l'OVI pour un atterrissage du marché des VI neufs entre 0 et +5 %.

L'électrique s'installe doucement

Si le gazole reste l'énergie dominante avec 92 % des immatriculations du semestre (+3 points vs 2025), l'électrification du secteur se confirme… malgré des volumes encore limités à 1 100 unités mises sur la route. Ainsi, la vente de porteurs électriques a progressé de 14 % sur les huit premiers mois de 2026 (vs même période de 2025) à 375 unités et les tracteurs électriques de 60 % (271 unités). Concernant le transport de personnes, les ventes de bus électriques s'affichent à +9,5 % (381 unités) et celles des cars explosent de 600 %… à 70 unités ! Au total, la CSIAM estime le parc roulant électrique à 2 100 VI.Dans ce paysage, les autres énergies (5,7 % des immatriculations totales) reculent. Ainsi, le B100 est à 4 % de parts de marché, soit 0,6 point de perdu vs 2025, tandis que le gaz affiche un net repli en perdant 1,5 point de pdm à 1,3 %.

Pérenniser l'accompagnement vers l'électrification

Sur ce marché fragile, la CSIAM a présenté ses quatre dossiers prioritaires pour finir l'année. En tête de ses priorités, l'organisation classe la nécessité de continuer à soutenir l'électrification des segments via le maintien, voire la hausse, des bonifications via les fiches CEE pour l'acquisition d'un VI électrique. « Le renforcement et la pérennisation des aides CEE constituent une avancée majeure pour l'électrification du secteur. Certains freins restent encore à lever : déployer les infrastructures de recharge, préserver la charge utile des poids lourds électriques et instaurer un cadre économique stable, afin que les transporteurs puissent investir avec confiance », insiste Benoit Tanguy, président de la branche VI de la CSIAM.

Vient ensuite la préservation de la charge utile des poids lourds qu'il est urgent de porter à 13 tonnes, la charge maximale autorisée sur l'essieu moteur des ensembles routiers électriques de plus de 40 tonnes, sachant que le poids des batteries réduit la charge utile des poids lourds électriques de l'ordre de 10 à 25 % selon les véhicules par rapport à leur équivalent thermique. Et toujours sur l'axe de l'électrification, la CSIAM appelle de ses vœux un cadre économique encourageant la trajectoire d'électrification des chargeurs en associant l'ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. Enfin, dernière priorité énoncée par l'organisation, mais prérequis pour le déploiement du parc électrique, l'accélération de l'installation des infrastructures de recharge.

Caroline, directrice des rédactions Auto chez Zepros, décrypte mutations et enjeux de l’après-vente auto : transition énergétique, réglementations, logistique, métiers et acteurs du secteur.
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