Partsmen en mouvement permanent
“Encerclé” par des concurrents taille XXL, le distribUteur Precisium de l’Est parisien, via ses sites (Morangis, Champigny, Drancy, Valenton) et une plateforme logistique (Morangis), annonce 16,3 M€ de CA en 2025. Question: comment performe-t-on sur une croissance remarquable de 8,2 % sur ce marché pourtant stable (+ 0,5 %) ?
N°43 du Top 100 - Réponse immédiate de Sreta Mirkovic, le patron de Partsmen : « C’est le résultat d’un travail d’équipe et d’une constante re- mise en question des pratiques. S’y ajoute un service optimisé avec des livraisons passées de quatre à six fois par jour ». La recette semble fonctionner puisque le bilan du S1 2026 est « très bon, avec encore une progression de 9,8 % ». C’est surtout une jeune structure qui, depuis sa création en 2013, est toujours en mouvement. S’il a fait sa notoriété locale « sur [notre] capacité à fournir les pièces rares », il a également largement étendu son champ d’action.
Catalogue enrichi
Premier axe de diversification : la carrosserie, « aidée par les leviers de business AAG que sont SAS ou Back2car pour la pièce ». L’activité gagne des parts de marché. La famille “pièces techniques” est également entrée au catalogue. « Sa gestion est plus complexe car nous devons être capables d’assembler des gammes pour garantir la disponibilité. Nous réalisons un travail important de crossing et analysons finement les ventes pour être sûrs d’avoir la bonne pièce en stock et d’éviter lesruptures. Ensuite, au-delà de la disponibilité, nous formons nos équipes pour qu’elles soient en capacité technique de rassurer le client », explique Sreta Mirkovic.
Et alors qu’il résistait jusque-là, une marque B a été intégrée à l’offre, « car dorénavant nous devons être positionnés sur un marché qui nous échappait ». À terme, une MDD avec un marketing “maison” pourrait sortir des cartons. Enfin, une accélération des prospections sur les grands comptes (mairies, flottes d’entreprise), des animations via des soirées techniques avec DAF Conseil et les équipementiers et des opérations “commando” de prospection organisées trois à quatre fois par an « nous ralliant une trentaine de nouveaux clients à chaque fois » complètent ce dispositif proactif.
Et pour la suite ? « Nous restons à l’affût de potentielles opportunités d’acquisitions en Île-de-France », affirme le patron, qui a l’ambition d’ouvrir deux nouveaux sites d’ici fin 2026. Histoire de continuer à étendre son empreinte francilienne.