Durisotti jette l’éponge
Durisotti, carrossier-constructeur spécialisé dans la transformation de véhicules utilitaires légers et basé dans les Hauts-de-France, a vu sa liquidation prononcée le 3 juin dernier par le tribunal de commerce d’Arras. Et avec elle 350 emplois…
Le carrossier-constructeur de Sallumines (62) n’aura pas su sortir de l’ornière : après un premier redressement judiciaire prononcé en 2019, Durisotti est repris dans la foulée par le groupe indo-britannique GFG Alliance, via sa filiale Liberty. Il est ensuite revendu en 2024 au groupe GTE Automotive en 2024. Les espoirs placés dans ce dernier repreneur n’auront pas été exhaussés, une demande de placement en redressement judiciaire ayant été faite en avril dernier. La liquidation a rapidement suivi, prononcée le 3 juin par le tribunal de commerce d’Arras.
350 emplois disparus
Symbole d’un secteur en mutation, ce carrossier-constructeur historique – partenaire de longue date du ministère de l’Intérieur à travers la transformation de véhicules de la police nationale ou de la gendarmerie – paie l’internalisation des services de transformation des véhicules par les grands constructeurs nationaux d’utilitaires. Il employait 161 collaborateurs. Mais cette liquidation pourrait générer une vague de licenciements pus importante encore au sein du groupe GTE, le délégué CGT de l’entreprise sallauminoise, Jean-Noël Potez, avançant dans les médias la disparition de 350 postes pour l’ensemble des filiales du groupe GTE Automotive…
Dans les jours suivant l’annonce de la liquidation a été évoquée l’idée d’une société coopérative et participative (SCOP), qui pourrait pérenniser les emplois à travers un système de participation des collaborateurs au fonctionnement et aux prises de décisions de l’entreprise. Aucune annonce en ce sens n’a été officialisée depuis.
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