La FFC contre-attaque en justice

Caroline Ridet
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CHOLTON Patrick FFC

On s’y attendait et cela vient de tomber : la Fédération française de carrosserie vient de porter plainte en diffamation contre sa branche Constructeurs… qu’elle pourrait également décider de couper.

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À quelques jours de l’ouverture de Solutrans, salon phare de la fédération, un article paraissait remettant gravement en cause la probité de la gestion de l’ex-président de la FFC Patrick Cholton. Un coup de semonce pour celui qui venait d’être destitué de son mandat de président FFC par décision de justice, mais gardait celui de président du salon. Pendant le salon, qui s’est avéré être un millésime exceptionnel avec de beaux succès de fréquentation, le président avait prévenu qu’il ne pourrait rester éternellement silencieux face au déclenchement de la FFC Constructeurs « d’une campagne de presse calomnieuse à l'encontre de Patrick Cholton et de la FFC », indique le communiqué (ci-dessus) qui parle aussi de « manœuvres inacceptables et scandaleuses de la FFC Constructeurs ».

Les portes du salon fermées, la FFC, actuellement présidée par interim par Patrick Nardou, vient de déposer une plainte au pénal avec constitution de partie civile pour diffamation publique contre la FFC Constructeurs et le journal L’Argus ainsi que le rédacteur de l’article diffamatoire. "Malhonnête", menant "un train de vie dispendieux", affichant des comptes "opaques", avec un zeste d’accusation d’enrichissement personnel comme président du salon entièrement sous sa main avec " ses juteuses retombées" :  les mots et l'accusation étaient suffisamment forts pour que « l’accusé » ne puisse faire autrement que de « laver son honneur ».

Parallèlement à ces actions en justice, la fédération pourrait voter des sanctions internes contre la branche Constructeurs, dont « la politique de conflit et de blocage systématique menée depuis plus de dix ans conduit inéluctablement à l’effondrement de la branche au sein de la FFC (moins de 20 % des adhérents) ». Voire si l’élagage sera requis. À suivre.

Caroline Ridet
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