
Accord trouvé entre la direction de Michelin et les syndicats

Après 5 mois de rassemblements, négociations et défilés devant plusieurs sites et le siège du manufacturier à Clermont-Ferrand pour protester contre la fermeture d’usines, un accord a été trouvé entre la direction et les trois syndicats majoritaires et signé le 24 mars.
Michelin vient donc de signer ce lundi avec les syndicats CFE-CGC, CFDT et SUD un accord encadrant les conditions de sorties des salariés suite aux fermetures programmées des usines de Cholet et de Vannes. Seule la CGT (18,8%, premier syndicat à Vannes et Cholet) ne signera pas cet accord, car elle refuse d'accompagner des fermetures d'usines et la suppression de 1 254 emplois.
Les Bibs en colère contre les licenciements boursiers
• Pour les 900 personnes (sur 1 254 salariés dont 955 à Cholet), qui choisiront la mobilité externe, l’indemnité de licenciement supra-légale s’élèvera à 40 000 €, assortie de 1 250 € par année d’ancienneté et de deux à six mois de salaire selon l’âge.
• Pour un salarié ayant entre 20 et 47 ans d'ancienneté, l’indemnité pourra atteindre 100 000 € (en additionnant l'indemnité de licenciement, conventionnelle et supra-légale).
• Pour les salariés dont le départ en retraite à taux plein interviendra au 1er janvier 2031 au plus tard, l'accord prévoit une dispense d'activité pour deux tiers du temps de travail rémunérée à 75% du brut.
Les syndicats majoritaires ont accepté les conditions matérielles et financières d'accompagnement des salariés qui voulaient tourner la page. Mais José Tarantini, délégué syndical central CFE-CGC Michelin, indique que les justifications du PSE ne sont pas pour autant validées. « Nous estimons que ces licenciements économiques sont illégitimes », explique le représentant qui craint d'autres restructurations dans le cadre du changement d'orientation stratégique de l'entreprise.
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